Agrandar el tamaño de textoTamaño normal de textoDiminuir el tamaño del texto

Chanvre suivi à la trace

2003/06/01 - Le Matin

GENÈVE Des chercheurs développent une méthode pour déterminer l’origine et contrôler la qualité ainsi que la force des plantes en une heure.

Savoir où a été cultivé tel échantillon de haschisch, quelle est sa teneur en THC (substance psychotrope) et s’il est de bonne qualité. Cette méthode de contrôle, élaborée par des scientifiques de l’Université de Genève, pourrait bien intéresser les autorités si la révision de la loi sur les stupéfiants, qui prévoit une dépénalisation du cannabis, passait la rampe. Après le Conseil des Etats, le Conseil national devrait mettre la dernière main au projet les 16 et 17 juin.

"Nous développons une méthode simple et rapide", expliquent Philippe Christen et Serge Rudaz, les responsables du projet. Une heure à peine est nécessaire pour déterminer le taux de THC d’une plante, alors qu’il faut actuellement une demi-journée.

Mais leur véritable innovation c’est la traçabilité du haschisch. "Nous essayons de déterminer son origine géographique, relève Serge Rudaz. Suivant le climat, l’ensoleillement, l’analyse déterminera un panel de substances différentes. Mais attention, on ne pourra pas savoir s’il s’agit d’une culture sous lampes de Genève ou de Zurich ! On peut imaginer faire la différence entre du cannabis provenant du bassin méditerranéen et d’Afghanistan, par exemple".

Kit portable
La méthode pourrait donc aider à distinguer entre production locale, la seule autorisée par le projet de loi, et haschisch importé. Et à vérifier que le taux de THC reste réglementaire. Les deux chercheurs envisagent même de mettre à disposition des pouvoirs publics un kit portable pour effectuer des tests volants chez les vendeurs et les producteurs.

L’analyse, qui s’effectue sur les substances volatiles s’échappant après qu’on a chauffé la plante, permet aussi d’en déterminer la qualité et d’identifier, notamment, la présence nocive de pesticides.

Au bénéfice d’une autorisation spéciale délivrée par l’Office fédéral de la santé publique pour utiliser du chanvre, tout comme l’Université de Berne, les scientifiques genevois se font livrer par un coffee shop du coin. Mais l’approvisionnement reste tout de même assez limité. Et le marché noir ? "Impossible ! répond Philippe Christen. Nous sommes obligés de travailler sur des échantillons dont nous connaissons l’origine".

Modificado el lundi 7 juillet 2003 13:44, Fecha de aparición dimanche 1er juin 2003 00:00

http://www.cannabis-helvetica.ch
http://www.swisshempshop.com