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A quoi sert le papier à rouler ?

Un petit florilège de revues de presse et de messages sur des forums pour bien cerner l’usage du papier à rouler. En Suisse, les fumeurs de joints sont déjà taxés sur le papier. L’augmentation du prix hors taxes transforme l’usager en vache à lait pour les tabacs, des chiffres plus clairs et précis permettrait une estimation précise de la consommation. Ces chiffres sont-ils trop sensibles pour qu’aucune étude officielle ne les utilisent pour mesurer le phénomène. Est-il préférable de contenir la consommation de cannabis dans une problématique de jeune ? Oui ! Surtout pour que les millions d’usagers majeurs et vaccinés ne revendiquent pas l’égalité de traitement avec les autres citoyens. Sous la prohibition, l’hypocrisie et les affaires continuent.

Laurent Appel

Un article du Monde du 4 novembre sur " les discrètes transgressions du papier à cigarettes" dont les ventes ont augmenté en dix ans de 50%. D’après le journal " d’aucuns perçoivent une odeur de soufre dans le sillage du papier à rouler ? et de préciser " pour être honnête on sent surtout un parfum de haschisch " tout en ajoutant " Il faut être un brin naïf pour croire que (...) l’essor des ventes n’a strictement rien à voir avec la croissance des fumeurs de pétards. Avec quoi confectionner un joint si ce n’est le papier à rouler " . Observant que de plus les fabricants vendent depuis quelques années des papiers " extra long ", Jean Michel Normand affirme " cette fois le doute n’est plus permis même si la plupart des amateurs de " drogues récréatives " utilisent du papier de forme standard plutôt que de grandes feuilles. " Conclusion du journaliste " On peut évidemment voir une dose d’hypocrisie dans le jeu ambigu des vendeurs de papiers à rouler, mais au fond, le fait le plus significatif est probablement l’absence de remous que suscite la présence de ces produits implicitement transgressifs dans les bureaux de tabac

Revue de presse MILDT 6 novembre 2000

le Figaro : «  L’étau se resserre sur les fumeurs  »

<...> Un point sur le papier à rouler et ses fabricants qui ciblent les jeunes avec des campagnes de publicité du type « où tu veux quand tu veux » et, selon les députés, des messages « incitant implicitement à la consommation de cannabis » en proposant des formats « extra long » des « rouleaux de papier » permettant la réalisation de « cigarettes » de plus de 20 cm, ou encore des produits « spécial chanvre » qui « ne laissent guère de doute sur leur destination ».

Revue de presse MILDT 10 juillet 2003

On se souvient de Raffarin exhibant à la télé des feuilles de papier à rouler de grandes tailles qui, selon ses découvertes, ne servent qu’à rouler des pétards. Et bien, les feuilles longues seraient taxées de 500 % demande J-Pierre Raffarin. Bibendum ! Nous avons testé la réaction de la rue à cette mesure. « Simple, on recollera des petites feuilles pour en faire des grandes ». Nous avons testés la réaction de buralistes : « Ils veulent encore nous enlever un des rares produits qui marche. » Pour précision, les acheteurs payent déjà leur papier à rouler (en papier chanvre) trois à quatre fois plus cher que le papier journal imprimé (papier partiellement en chanvre aussi). Une solution pour la crise de la Presse papier : faire payer le papier journal au prix du papier à rouler. On vous passe sur la mesure la plus déconnectée qui viserait à contraindre les vendeurs de tabacs à rouler à incorporer les feuilles avec le tabac pour pouvoir interdire purement et simplement la vente de feuilles. Contre le petit commerce, je vous dit.

Source : http://www.cannabistrot.net/zal/

Bob Marley en pétard.

Vous souvenez-vous du temps où l’on confectionnait nos cigarettes qui rendent nigaud en collant, en « L », deux papiers à rouler, taille standard...le rituel ! A gauche, à droite, couper le petit bout ou pas...oui, j’ai pratiqué. On achetait notre paquet de feuille au tabac, comme un rouleur de clopes, sauf qu’on ne prenait pas de tabac à rouler....hé hé, c’était le p’tit truc qui pouvait faire sourire le buraliste si, justement, il nous demandait : « quel tabac avec ça ? » et nous : « heuuu non non... ». On contournait la loi avec du matériel dévolu à des utilisations légales quoi !

Et puis un jour sont arrivées sur le marché les feuilles « king size »...c’est vrai que ça sonne un peu capote, me faisait justement remarquer OJM, un des célèbres chroniqueur de votre tribune préférée. Mais bon. Autant s’il est vrai que les cigarettes existent en deux formats, normal et 100’s, plus grandes, je n’ai par contre jamais au grand jamais vu un rouleur de tiges utiliser les feuilles « king size ». Ja-mais. Et pourtant, justement, je suis un rouleur...mais format standard ; je me fais une cigarette avec le papier grande taille, je n’arrive pas au bout...non non, décidément, ce papier a bel et bien une autre catégorie de clients, parce qu’en plus ça se vend à la pelle, mes amis. Vous avez deviné, les spécialistes du tetra-hydro-cannabinol. Les fumeurs de joints quoi. Ce qui est marrant, c’est que les premiers temps ça se demandait du coin des lèvres, comme les capotes ! « un paquet de feuilles à rouler s’il vous plaît...oui oui les grandes... ». Là, je vous avoue que j’ai sérieusement commencé à me poser des questions sur le rôle de l’Etat dans cette histoire...parce que pour mettre un tel produit en commercialisation, il faut le valider, le numéroter, le taxer !! Oui, c’est particulièrement taxé ces p’tits machins, comme l’alcool...

La semaine dernière, un ami me dit : « Eeeh regarde ce que j’ai trouvé au tabac du coin ! ». Stupeur. Un paquet de feuilles king size avec Bob Marley dessus ! En gros ! Avec la banane !

On a atteint le sommet.

Manque plus que la petite boulette scotchée à l’intérieur....parce que je veux bien essayer de croire (mais je n’y arrive déjà pas) que l’Etat, jusqu’ici, n’aie pas vraiment compris qui pouvait se cacher derrière les si nombreux utilisateurs des feuilles grandes tailles, mais là, c’est souligné trois fois, écrit en rouge, avec des lumières et une sirène : Le produit qui, au passage, rempli passablement leurs caisses, est un produit EXCLUSIVEMENT destiné à une activité illégale dans nos frontières...

Mais biiiien sûûûr qu’ils le savent !

C’est dingue, mais pas absurde : les sousous dans la popoche !

A l’époque des pourparlers sur la dépénalisation, une étude avait été menée montrant clairement les bénéfices que pouvaient engendrer une « officialisation » d’un tel trafique. Plein de flouze pour nos dirigeants. Seulement voilà, rapport à nos voisins ça ne faisait pas très sérieux tout ça ; le projet a été enterré. Maiiiis pas le remplissage du p’tit cochon par les ganja people...malin non ?

Comment réagir face à une telle hypocrisie, un tel mépris du consommateur lequel, une fois encore, est mené comme une jolie petite poupée de chichon...heuu... de chiffon ?

Essayez ça : Si un policier vous cherche les poux parce que vous tâtez du stick sur un banc public dites-lui simplement que quand l’Etat arrêtera de vous prendre pour un âne, vous ferez de même en retournant consommer à la maison....vous verrez, vous vous ferez un ami !

Rastafari !

TVI

Date de parution jeudi 14 septembre 2006 02:45

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