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Alcool, tabac et cannabis : les jeunes valaisans inquiètent

Les jeunes Valaisans commencent de plus en plus tôt à consommer de l’alcool, du tabac et du cannabis. L’initiation à l’alcool est largement entamée dès l’âge de 11 ans et à cet âge près de 10% des jeunes ont déjà connu l’ivresse.

Les Ados Valaisans aiment se péter la ruche et tous les moyens sont bons. Malgré une pression morale toute religieuse, une forte répression sur le cannabis et l’alcool au volant et le déclin général du tabac, les jeunes du vieux pays sont en tête des consommations de drogues légales ou pas.

En premier, le trésor local, l’alcool. Les responsables valaisans ont beau accuser les alcopops, c’est bien dans le fendant et l’abricotine du cru qu’on trempe les lèvres du baptisé, puis le fond de verre laissé aux enfants et la vrai cuite à 11 ans. Résultat, les adolescent sont fin ronds chaque fin de semaine.

Ensuite vient le tabac, surtout chez les filles. C’est souvent ainsi dans les régions ou le cannabis est persécuté. Les filles fument des clopes en public et des pétards bien cachées.

Le très diabolique joint (surtout en Valais) pour finir. Malgré une pression énorme de l’establishment politico-religieux et la répression policières sur les chanvriers et les consommateurs, le Valais détient le record de Suisse de la consommation de kékés chez les ados. Un valaisan de 20 ans sur trois est un usager régulier.

Encore une preuve que la pression sociale et la répression policière ne font qu’augmenter la consommation. Il serait temps que les Valaisans s’en rendent compte et arrêtent de freiner le reste de la Suisse sur le chemin de la réforme.

Laurent Appel

Pour plus d’informations, cet article du site de la RSR.

Alcool, tabac et cannabis : les jeunes valaisans inquiètent

La consommation abusive d’alcool démontrée par une étude réalisée en 2002 sur la santé des jeunes Valaisans et présentée lundi inquiète les responsables de la santé publique. « En dix ans, la situation s’est dégradée », a déclaré le chef du Département cantonal de la santé Thomas Burgener.

Boire pour boire

L’ivresse est devenue une pratique répandue dans la tranche d’âge de 16 à 20 ans. Le phénomène du « boire pour boire » s’est largement installé. Selon l’étude, 10,3% des filles et 27,4% des garçons de cet âge admettent boire de manière excessive au moins une fois par semaine.

Ce phénomène est plus fréquent chez les jeunes Valaisans que chez les jeunes Suisses du même âge. Selon l’étude, 8,7% des Valaisans de 11 ans admettent avoir déjà « pris une cuite » dans leur vie contre 5,5% des Suisses. A 13 ans, la proportion passe à 29,6% des Valaisans et 15,4% des Suisses et à 15 ans elle est de 52,7% des Valaisans contre 43,8% des Suisses. Le phénomène des alcopops

Pour les responsables valaisans de la santé, l’arrivée sur le marché des alcopops peut être une des causes du problème de l’ivresse. Les jeunes ne perçoivent pas facilement que ces boissons douces contiennent une quantité appréciable d’alcool. L’étude datant de 2002, il n’est cependant pas encore possible de dire quelle est l’effet de la hausse des taxes des alcopops sur la consommation.

Parmi les jeunes de 11 à 15 ans, 10% des garçons consomment au moins une fois par semaine des alcopops en 2002 contre 7% en 1998. La proportion est de 7% (6% en 1998) chez les filles. Dans la tranche d’âge 16 à 20 ans, 28% des garçons et 26% des filles consomment des alcopops une fois par semaine. Aucune tendance ne peut être dégagée car l’étude précédente date de 1992 et que ces boissons n’étaient pas encore sur le marché.

Davantage de fumeurs

Chez les jeunes de 16 à 20 ans, la proportion de filles consommant des alcopops une fois par semaine est identique en Valais et en Suisse. Les garçons valaisans sont moins nombreux (28%) à le faire que les Suisses (34%). Ils sont en revanche davantage (33%) à consommer du vin que les Suisses (20%).

L’évolution de la consommation régulière de tabac est également inquiétante, particulièrement chez les filles. En 1994, 4% des filles de 11 à 15 ans admettaient fumer quotidiennement. La proportion est passée à 10% en 2002. La progression est moindre chez les garçons. Ils étaient 5% à fumer quotidiennement en 1994 et 7% en 2002.

Cannabis

En comparaison nationale, les Valaisans de 11 à 15 ans sont davantage fumeurs que les Suisses du même âge. Dans l’ensemble, 79,5% de ces jeunes Valaisans s’avouent non fumeurs, ils sont 85,6% dans cette tranche d’âge en Suisse. La différence s’estompe avec l’âge. Chez les 16 - 20 ans, 34,1% des Valaisans et 32,1% des Suisses sont des fumeurs quotidiens.

La consommation de cannabis touche également de plus en plus de jeunes. En 1994, 11,2% des 14 - 15 ans admettaient avoir goûté au cannabis, ils étaient 29,7% en 2002. Chez les 16 - 20 ans, la proportion est passée de 30% en 1992 à 56% en 2002. Cette hausse est qualifiée d’ »inquiétante » par les responsables de la santé.

Prévenir plus tôt

Pour Jean-Daniel Barman, secrétaire général de la ligue valaisanne contre les toxicomanies, les campagnes de prévention doivent débuter de manière plus précoce. « Nous intervenons avec un train de retard », a-t-il déclaré. Actuellement la prévention débute au cycle d’orientation où les élèves sont âgés de 13 ans « alors que beaucoup d’écoliers ont déjà eu une première expérience ».

Les jeunes Valaisans sont cependant conscients des risques. Ils sont 60% à qualifier la consommation d’alcool et de tabac comme dangereuse, terme que trois quarts d’entre eux appliquent au cannabis. Ces appréciations démontrent, selon les responsables de la santé, une banalisation des problèmes. D’autant que seul 1% des jeunes de 11 à 20 ans estime être en mauvaise santé et que plus de 90% juge leur santé bonne à excellente.

RSR/tsr.ch 30.05.2005

Date de parution jeudi 2 juin 2005 05:09

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