Alerte sanitaire sur l’herbe coupée à la silice
Dans un post du mois d’avril 07 sur son blog drogues news, Arnaud Aubron, récemment victime de l’herbe à la microbille, poursuit son enquête sur les conséquences sanitaires du cannabis coupé qui a envahi la France, la Suisse, La Hollande, la Belgique, Le Royaume-Uni, L’Allemagne et l’Italie. Comment vont réagir les autorités sanitaires ?
Après le shit, certaines organisations criminelles produisant du cannabis à grande échelle ont réussi à couper l’herbe avec de la bille de verre ou de la microbille synthétique fixée à l’amidon de riz ou de mais et au sucre. Conséquence tragique de la prohibition. On a signalé sur les Teknivals et autres grands festivals des imitateurs qui travaillent au néon pilé fixé à la laque à cheveux.
Après avoir nié le problème puis sa dangerosité (surtout en France), des informations inquiétantes arrivent des hôpitaux. Il est urgent d’instaurer des tests anonymes pour le cannabis. C’est une mesure de protection des consommateurs, indispensable pour connaître les taux de principes actifs et ne plus consommer à l’aveugle, indispensable pour s’assurer de la sécurité sanitaire d’un produit consommé quotidiennement par des dizaines de millions d’européens.
Laurent Appel
Ainsi, selon ce pneumologue de Roubaix, l’herbe fumée depuis quinze jours (à raison de 6 à 7 joints par jour) par ce patient admis en réanimation contiendrait bien des particules de silice, qui entre dans la composition du verre. Lesquelles particules se retrouvent dans le poumon du fumeur (indiquées par des flèches sur ces vues, en lumière polarisée, du liquide de lavage broncho-alvéolaire) provoquant, outre la dépression réspiratoire aiguë décrite, des risques de silicose, la maladie des mineurs de charbon...










