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Cannabis en France : Philippe Douste-Blazy veut casser le "mythe"

2005/02/02 - nouvelobs.com

PARIS 02.02.05 (AP) - La marijuana, une drogue douce conviviale aux vertus relaxantes, sans effets secondaires. C’est le "mythe" auquel veut s’attaquer Philippe Douste-Blazy à travers une campagne d’information qui alerte les jeunes sur les dangers du cannabis pour leur vie sociale, scolaire et leur santé.

"Ce qui m’impressionne le plus quand on regarde le sujet, c’est l’écart entre l’image du produit et la réalité", a souligné mercredi le ministre français de la Santé lors d’une conférence de presse présentant "la première campagne médiatique en Europe sur le cannabis". Les six spots télévisés, qui seront diffusés du 8 au 27 février sur les chaînes hertziennes ainsi que celles du câble dédiées aux jeunes, exploitent ce contraste. "Avec le cannabis, on capte tout", énonce une voix off au début de l’un d’eux. Suit le témoignage d’une jeune fille qui raconte ses difficultés de concentration en cours : "J’ai foiré un trimestre comme ça". Dans un autre spot, intitulé "Avec le cannabis, on se sent super bien", un garçon raconte les conséquences d’une intoxication aiguë : "J’ai vomi partout".

Les personnes à l’écran sont des comédiens mais les textes "reposent sur de vrais témoignages. On a décidé de ne rien toucher aux phrases prononcées par les jeunes. C’est exactement les phrases des jeunes", a insisté M. Douste-Blazy.

Et c’est précisément aux jeunes que s’adresse cette campagne car depuis dix ans, le haschich en séduit de plus en plus. Ainsi en 2003 en France, 53% des garçons de 17 ans et 47% des filles du même âge avouent avoir tiré sur un joint au moins une fois dans leur vie. Ces proportions ont plus que doublé depuis 1993 où ils n’étaient respectivement que 25% et 17%. La consommation régulière (au moins dix fois par mois) s’est elle aussi accrue depuis le début des années 90 pour concerner 21% des garçons de 18 ans et 9% des filles du même âge en 2003.Le pays compte actuellement 850.000 consommateurs réguliers de cannabis, dont 450.000 consommateurs quotidiens, d’après l’Observatoire français des drogues et de la toxicomanie.

"La France est le premier consommateur de cannabis en Europe avec la République tchèque et l’Angleterre", affirme Philippe Douste-Blazy. D’après la dernière étude ESPAD (European School Survey Project on Alcohol and other Drugs), en 2003, 21% des adolescents européens de 16 ans avaient fumé un joint le mois précédant l’enquête. Cette proportion atteignait 38% en France et au Royaume-Uni, 44% en République tchèque.

Ce qui inquiète le ministre de la Santé, c’est que les adolescents français se mettent à fumer des substances illicites "de plus en plus jeunes", alors qu’ils sont plus vulnérables que les adultes aux conséquences sanitaires et sociales de cette drogue. En outre, l’herbe a bien changé depuis 1968. "Le cannabis fumé par un jeune est parfois deux à cinq fois plus concentré que celui qu’auraient pu fumer ses parents il y a 30 ans", relève Philippe Douste-Blazy. Le cannabis "altère la perception, l’attention et la mémoire immédiate" et entraîne "une perte de motivation", rappelle le ministre. "En cas d’usage régulier, les troubles de la mémoire et des difficultés d’apprentissage peuvent se traduire par un désinvestissement, une chute des résultats scolaires et l’absentéisme".

Par ailleurs, lorsqu’un adolescent fume, ses relations avec son entourage, et notamment ses parents, peuvent en pâtir. Il aura parfois tendance à se replier sur lui-même. Enfin, d’après M. Douste-Blazy, il existe un risque de dépendance, évalué entre 10% et 15%. Le ministère de la Santé rapporte que "les demandes de soins liées à l’usage du cannabis se sont sensiblement accrues". Les Centres spécialisés de soins aux toxicomanes (CSST) ont ainsi pris en charge 3.675 patients pour ce problème en 1998, 10.578 en 2002.

Un réseau de 223 consultations cannabis, anonymes et gratuites, a donc été instauré sur l’ensemble du territoire. Sur la ligne téléphonique Ecoute Cannabis (0/811.91.20.20), 75 écoutants répondent de 8h à 20h aux questions des consommateurs. Deux brochures d’information vont être diffusées, l’une destinée aux jeunes, l’autre à leurs parents. Enfin, un "guide d’aide à l’arrêt du cannabis", adapté d’une brochure australienne et édité à 600.000 exemplaires, accompagnera ceux qui souhaitent décrocher. Le coût de cette campagne d’information et de prévention est estimé à une dizaine de millions d’euros.

par Cécile Brisson - AP
http://permanent.nouvelobs.com/societe/20050202.FAP1537.html?1716
Article modifié le lundi 7 février 2005 23:45, Date de parution lundi 7 février 2005 00:00

Forum de l'article

> Cannabis en France : Philippe Douste-Blazy veut casser le "mythe"
bonjour !56 ans.je crois surtout que les jeunes ne savent pas conssommer ce produit et se baffrent de "pett’s"a tout casser.je fumes encore,l’un de mes fils qui ne fume plus m’en attrape occasionellement et s’etonne de la moderation de ma conso(20e en 3 mois).c’est un produit casi medical,trop lui nuit et ça casse l’instant ludique qui est aussi medical.On en fait un produit monstrueux du fait de cette sur conso et parcequ’il s’inssinue par des voie commerciales malsaines nefastes deja psychologiquement(secret,desobeissance,mensonges et magouilles,plus le cotoiement de gents douteux sur leur fond).un avis simplement,jamais eue d’aucun problemes de ça.

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27 décembre 2006 par helier/artiste

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