Agrandir la taille le texteTaille normale du texteDiminuer la taille du texte

Extrait de la revue de presse de la Mildt

2001/01/28 - Mildt

Voilà que Mme Nicole Maestracci met le doigt dans l’engrenage en évoquant le feu vert de Matignon pour faire des propositions.

Plus que jamais, il faut marquer les autorités à la culotte. Une dépénalisation est une demi-mesure, tout le monde en est conscient. En l’approuvant, il ne s’agit pas de s’en tenir là. Au contraire, il nous faut souligner l’incohérence de cette mesure qui n’a rien de révolutionnaire puisqu’elle ne fait qu’entériner une situation existante. En pointant l’inaction du gouvernement en la matière, son manque d’initiative, les activistes cannabiques ouvrent une autre brèche, celle de la réorganisation du marché noir. Avec l’autoproduction, nous avons une formidable occasion d’encourager les cannabinophiles à mettre à bas le système prohibitionniste en édifiant celui qu’ils souhaitent. Une marge de manoeuvre inespérée qu’il nous faut exploiter avant que l’Etat ne nous balance un monopole comme il en a le secret.

N’oublions pas que le chanvre est une plante et qu’en tant que tel, elle fait parti du patrimoine terrestre et ne peut et ne doit pas faire l’objet d’un monopole. Elle entre dans la pharmacopée humaine et, ne serait-ce qu’à ce titre, doit demeurée accessible à toutes et à tous !

CANNABIS : DEPENALISATION
Pour Libération 2Dépénaliser le cannabis reste une histoire belge". Le journal qui rappelle la décision belge de dépénaliser cette substance, de même que le projet suisse de "tolérer la consommation pour consommation personnelle", estime qu’en France le gouvernement "fait la sourde oreille". Indiquant qu’à Matignon c’est "no comment", le quotidien affirme qu’à la MILDT "on minimise l’impact symbolique de cette annonce" et il cite Nicole Maestracci : "les Belges ne font qu’harmoniser leur législation avec leurs pratiques. Et les nôtres ne sont pas très différentes. La circulaire Guigou de 1999 demande aux magistrats de ne pas incarcérer les usagers et de prévoir une orientation vers des structures sanitaires et sociales". Matthieu Ecoiffier qui fait état de 94004 interpellations en 1999 estime toutefois que "sur le terrain l’application de cette circulaire semble (...) aléatoire" alors que le "le trafic constitue une proportion infime des arrestations". Soulignant a la fois que "le front des intervenants sur la toxicomanie repart en guerre contre le statu quo actuel défendu par la MILDT" mais que "focaliser le débat sur le cannabis ne manque pas de chausses trappes" le journaliste estime néanmoins que "la volonté du gouvernement de ne pas l’ouvrir est réelle et qu’il y a un consensus politique pour maintenir les interdits" Nicole Maestracci qui se dit prête à "alimenter le débat en cas de feu vert gouvernemental" précise : "nous menons une réflexion pour faire évoluer la législation, définir des réglementations qui régulent au lieu d’interdire. Et qui ne concernent pas uniquement le cannabis mais les nouvelles molécules bien plus dangereuses". Le journaliste a fait un tour d’horizon des points de vue des uns et des autres. Ainsi Bertrand Lebeau de Médecins du Monde juge qu’il y a "un refus très épais de l’Elysée et de Matignon d’aborder cette question". Selon lui, le seul "moment propice" pour mener ce débat serait "le début du prochain quinquennat". Jean Luc Benhamias des Verts déplore "Jospin est complètement bloqué sur ce dossier". Anne Coppel de l’association française de réduction des risques trouve que le problème "c’est cette morale puritaine, la conviction que la loi est une protection", quant à William Lowenstein, médecin spécialiste des addictions, il déclare "le premier pas c’est de faire la paix avec l’usager".

Article modifié le lundi 14 juillet 2003 16:48, Date de parution dimanche 28 janvier 2001 00:00

http://www.cannabis-helvetica.ch
http://www.swisshempshop.com