Agrandir la taille le texteTaille normale du texteDiminuer la taille du texte

Fini le temps de la répression

La répression a cédé le pas à une approche d’accompagnement. "On ne veut pas pénaliser les jeunes mais les aider à régler leurs problèmes", dit la directrice générale adjointe de la Commission scolaire Chemin-du-Roy, Hélène Corneau.

GIF - 2.7 ko
www.cyberpresse.ca

29 aout 2006 Boudreault, Julien

Trois-Rivières - On vous surprend, un joint au bec, dans la cour de votre école ? Vous ne serez pas expulsé ni suspendu, comme c’était encore le cas il y a quelques années.

La répression a cédé le pas à une approche d’accompagnement. "On ne veut pas pénaliser les jeunes mais les aider à régler leurs problèmes", dit la directrice générale adjointe de la Commission scolaire Chemin-du-Roy, Hélène Corneau.

"On ne règle pas le problème en suspendant le jeune et en le laissant à lui-même, ajoute-t-elle. On va peut-être même aggraver la situation." Lorsqu’un enseignant ou un membre du personnel s’aperçoit qu’un élève n’est pas dans son état normal, le jeune n’est pas renvoyé chez lui, mais conduit à un "local de retrait".

Une démarche s’enclenche par la suite. Si le problème est jugé sérieux, l’école mettra sur pied un "plan d’accompagnement", qui tiendra compte de la situation du jeune dans toutes les sphères de sa vie. Ces plans varient d’un cas à l’autre, assure-t-on aux commissions scolaires Chemin-du-Roy et de l’Énergie. Généralement, les jeunes devront rencontrer un éducateur spécialisé. Dans les cas les plus extrêmes, les élèves peuvent être référés à Domrémy, un organisme d’aide en dépendance, ou transférés dans une école spécialisée, s’ils ne sont plus capables de fonctionner en classe régulière.

La Commission scolaire Chemin-du-Roy ne contacte pas systématiquement la police lorsqu’un élève est pris en possession de petites quantités de *cannabis*, même s’il s’agit - faut-il le rappeler - d’une substance illégale.

"Tous les actes ne sont pas judiciarisés, explique Mme Corneau. C’est un peu délicat, mais si on veut aider le jeune à cheminer, il faut gagner sa confiance et éviter de le pénaliser." Les cas de trafic, bien entendu, ne sont pas tolérés. Mais encore là, le jeune ne sera pas expulsé de l’école.

La Commission de l’Énergie affiche une plus grande fermeté. Un appel est logé à la police dès qu’un élève est pris en possession de *drogue*, quelle que soit la quantité.

Date de parution dimanche 10 septembre 2006 22:17

http://www.cannabis-helvetica.ch
http://www.swisshempshop.com