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Influence Américaine sur l’UNODC (Office des Nations Unies contre les drogues et le crime)

Suite à une pression du gouvernement américain, Antonio Maria Costa, directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre les drogues et le crime (UNODC) à Vienne, a rédigé une lettre dans laquelle il affirme que l’UNODC continuera à s’opposer au concept de réduction des risques. Cette lettre, disponible à http://www.encod.org/LETCOSTA2004.pdf, a été publiée sur le site du Plan Colombo (http://www.colombo-plan.org).
Le 10 novembre dernier, Costa a rencontré Robert Charles, secrétaire d’Etat américain adjoint chargé des problèmes de drogues. Apparemment, M. Charles a exprimé son inquiétude à propos du fait que l’expression "réduction des risques" est mentionnée dans les documents officiels et déclarations des Nations Unies. Pour le gouvernement américain, ceci semble inacceptable, et le but de la réunion était "d’inciter" l’UNODC à agir afin que cela ne se > reproduise pas.
À la lecture de la lettre que Costa a adressée à Charles l’autre jour, il apparaît clairement que l’UNODC sert les intérêts américains. Costa écrit que "sous l’apparence de la réduction des risques, des gens agissent de mauvaise foi pour altérer l’opposition mondiale aux drogues". En outre, il a promis de supprimer l’emploi de l’expression "réduction des risques" et a assuré à R. Charles : "nous révisons tous nos textes, aussi bien imprimés qu’électroniques, et nous serons plus vigilants à l’avenir".
Selon Costa, la réduction des risques consiste en deux concepts : l’échange de seringues et la distribution contrôlée d’héroïne. Le premier point est "contestable" à ses yeux, et le second totalement inacceptable. Pourtant, la réduction des risques inclut une large palette de mesures, dont la plupart ont été instaurées dans de nombreux pays du monde depuis longtemps. Pour la simple raison qu’elles sauvent et améliorent des vies, celles des usagers de drogues et de leur entourage.
À nouveau, l’UNODC s’est révélée comme une organisation incapable de défendre les intérêts des citoyens. Non seulement elle ne possède qu’une connaissance très limitée des faits, mais de plus elle agit comme une agence plus fidèle aux pressions financières et politiques qu’aux preuves scientifiques.

Article modifié le vendredi 10 février 2006 00:23, Date de parution mercredi 9 février 2005 14:56

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