L’agriculture pourrait bénéficier des bio-composés
Les bio-composés font appel à la rigidité et à la force de matériaux filamenteux comme la cellulose. Ils sont faits d’une variété de fibres contenant des matériaux comme de la pâte et des produits de papier traditionnels ainsi que des composés de bois renforcés de fibre. Les matériaux composés renforcés peuvent être dérivés de fibres comme le lin et le chanvre.
Les progrès sont principalement attribuables aux travaux réalisés par le Composites Innovation Centre Manitoba Inc. (CIC), un organisme sans but lucratif parrainé par le secteur privé et régi par des mandats du gouvernement ainsi que d’organismes de recherche et éducatifs.
Le groupe de travail du CIC - composé de représentants de l’industrie et du gouvernement - se concentre sur les secteurs visés par le développement et le soutien de l’industrie des composés du Manitoba, ce qui comprend les secteurs de l’agriculture, de l’aérospatiale et du transport.
La recherche et le développement se font sans relâche dans le secteur de l’agriculture et d’autres secteurs, dont l’aérospatiale et le transport.
« Notre conseil d’administration considère les bio-composés comme une technologie d’avenir. Cela implique l’intégration de matériaux naturels, qu’il s’agisse de fibres agricoles ou même de résines qui ont été mises au point à partir de sources agricoles », affirme Mercedes Alcock, chef du projet des bio-composés du CIC. « De plus en plus, les gens s’éloignent des résines à base de pétrole. »
« Nous appuyons une initiative de recherche entreprise à l’Université du Manitoba, initiative qui vise la fabrication de résine à base de canola. L’un de nos projets les plus intéressants consiste en une initiative de bio-fibre pour laquelle une demande de financement a été faite dans le Cadre stratégique pour l’agriculture (CSA). Ce projet concernerait l’utilisation de bio-fibres en vue de la formation de composés. Ce procédé permettrait d’établir un lien direct entre les producteurs agricoles et l’industrie. L’industrie est prête à intégrer ces matériaux à des composés traditionnels. »
« Dans le cadre de cette initiative, des fibres seront produites, raffinées et insérées dans du matériel, puis incorporées à des composés. Cela ne se produira pas seulement dans la province, mais aux quatre coins du pays. Ce projet devrait avoir de fortes incidences sur les producteurs. Pour ce qui est du financement, nous espérons le recevoir d’un jour à l’autre. Aussi, nous sommes en train de créer une description de poste pour engager un coordonnateur ou une coordonnatrice de projet. »
Jusqu’à maintenant, le travail réalisé au Centre s’est valu des commentaires de la part de plusieurs organismes agricoles, dont la Hemp Association et Flax Canada 2015.
Selon Mercedes Alcock, un autre projet important dirigé par le CIC se fait en collaboration avec Avanti Polymers, une entreprise rurale du Manitoba. Ce travail consiste à mettre au point un mélange unique de résine de polyuréthanne et de fibres de chanvre qui entreront dans la fabrication de meubles, dont des dessus de bureau, des tables, des tabourets et des sièges.
Dans le cadre de ce projet, le personnel du CIC a utilisé son broyeur à marteaux et son équipement de séparation des fibres pour transformer les premières quantités de fibre de chanvre. Cela a permis de définir et de coordonner le programme de mise à l’essai du produit.
Personne-ressource :
Mercedes Alcock
(204) 262-3400, poste 205
-www.compositesinnovation.ca
P.-S.
« Le secteur agricole en tirera de nombreux avantages, précise Mercedes Alcock. À tous les égards, il y a de vrais avantages à utiliser les bio-tissus, non seulement pour des raisons d’ordre économique, mais aussi parce que les fibres naturelles, dont la production est beaucoup plus écologique que celle des fibres de verre, leur permettent de mieux dormir la nuit. »
« Une considération majeure pour le secteur agricole, c’est qu’une grande partie du raffinage initial des fibres se fera dans les champs mêmes et dans les régions rurales. Cela permettra de s’éloigner de la mentalité selon laquelle ‘tout va à la ville’. Pour que nos collectivités agricoles continuent de se développer, elles ne peuvent pas dépendre que de l’agriculture. Les bio-matériaux offrent donc un peu de tout, allant de la récolte de la culture au raffinage en fibre. Et c’est bien logique de faire ce genre de travail dans les régions rurales du Canada parce que cela coûte moins cher. »











