L’usage de Marijuana est lié aux gênes et à l’environnement

NEW YORK (Reuters Health) - Des recherches précédentes ont établi une relation modérée entre l’usage de marijuana et les problèmes dépressifs. Aujourd’hui, les chercheurs rapportent que l’association entre usage de marijuana et dépression majeure vient probablement d’une combinaison partagée entre vulnérabilité génétique et environnementale.
L’auteur principal, le Dr Michael T. Lynskey et ses collaborateurs rapportent les découvertes de leur grande étude dans les "Archives of General Psychiatry".
Pour examiner le rôle partagé de la génétique et de l’environnement pendant l’enfance dans la relation entre usage de marijuana et dépression majeure, Lynskey, à la faculté de Médecine de Washington à St. Louis, et son équipe ont interrogé des personnes inscrites dans le Australian Twin Register (Registre des jumeaux australiens), à l’âge d’environ 30 ans.
Ils ont identifié 277 paires dans lesquelles un jumeau utilisait la marijuana alors que l’autre non. Les probabilités de faire une dépression, d’avoir pensées suicidaires et de faire une tentative de suicide étaient de 1,3 à 3,4 fois plus susceptibles de se produire chez le jumeau usager de marijuana que chez le jumeau qui ne l’était pas. La force de l’association était plus élevée chez les faux jumeaux que chez les vrais jumeaux.
Cette dernière découverte "sous-entend que les vulnérabilités génétiques partagées ou corrélées apportent des contributions substantielles" à l’association entre usage de marijuana et dépression, selon les auteurs.
La dépression ou les pensées suicidaires précoces apparues avant l’âge de 17 ans chez les paires de faux jumeaux, mais pas chez les paires de vrais jumeaux, étaient significativement associées aux taux de dépendance à la marijuana.
L’ensemble de ces résultats suggère que "la dépression ne mène pas les gens à l’usage (de marijuana), ou que (marijuana) l’usage et la dépendance ne causent pas par eux-mêmes la dépression", a déclaré Lynskey dans une interview avec Reuters Health. "Donc, d’un point de vue clinique, ce n’est pas parce qu’on élimine l’un d’entre eux que l’on se débarrasse automatiquement de l’autre".
En d’autres termes, ajoute-t-il, ces problèmes "doivent être abordés dans le cadre du traitement".

SOURCE : Archives of General Psychiatry, octobre 2004.
Reuters Health NEW YORK Fri Oct 8, 2004
www.reuters.com
  • Now researchers report that the association between marijuana use and major depression probably arises from a combination of shared genetic and environmental vulnerabilities.
  • Eine Studie an 277 Zwillingspaaren, von denen jeweils einer Marijuana benutzte und der andere Zwilling nicht, untersuchte, inwiweit dies auf die Häufigkeit von Depressionen schließen läßt.
  • Un studio su 277 coppie di gemelli, di cui uno ha consumato marijuana, ha esaminato quanto questo influisce sulla frequenza di depressioni.
Article modifié le jeudi 18 août 2005 09:50, Date de parution jeudi 14 octobre 2004 14:47
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