Laurent : voilà ce que j’ai envoyé à Femina
Merci de parler du cannabis et c’est vrai que c’est un vrai fléaux dans les préaux mais le cannabis n’est pas « une saloperie » pour les 500 000 fumeurs adultes, et ce chiffre est vraiment estimé au plus bas, qui travaillent, qui sont ouvriers, paysans, employés, commerçants, chefs d’entreprise, journalistes, artistes, médecins, avocats, policiers (je vous jure) et même juges, et politiciens également.
Bref toutes les classes de la société sont concernées par ce phénomène, tous ces braves gens ne posent aucun problème à la société, je dirais même qu’ils l’enrichissent, loin de ressembler à la loque humaine à laquelle on a voulu les assimiler et à laquelle on tente encore de les assimiler en montrant les dégâts que cause une consommation problématique pour de malheureux innocents mal préparés auxquels leurs parents ignorants n’ont jamais pu leur parler vraiment de ce sujet tabouisé .
Il s’agit vraiment d’un problème de société qui ne se règle pas à coup de solutions à l’emporte-pièce du genre : « on interdit un point c’est tout et ce sera vite réglé ! ».
C’est déjà interdit, plus répressif ce sera difficile . Oui, bien sûr, on peut très bien encore couper les têtes qui dépassent, c’est-à-dire les magasins de chanvre qui restent, les 2-3 champs de chanvre qui ont encore le culot de résister et tout ira bien ! Sauf que depuis les razzias sur le chanvre indigène les importations ont à nouveau augmenté, la consommation de drogues dures a repris l’ascenseur avec leur cortège d’intoxications et autres overdoses mais ce n’est pas grave de toute façon « c’est rien que des drogués ». Sauf que dans ces « drogués » il y a peut-être votre enfant qui a dû s’approvisionner au marché noir et qui est tombé sur le dealer qui « n’avait plus de beu (cannabis) alors essaie cette pilule pour voir ».
Pensez vous que la police peut tout résoudre face a 500’000 utilisateurs ? Surtout à une époque de restriction budgétaire ? Réglementer le marché permettrait à la fois de court-circuiter le marché noir et ainsi de faire diminuer la criminalité et ses corollaires qui sont : la violence, la vente de n’importe quel produit à n’importe quel prix à n’importe quel « client » adulte ou mineur dans n’importe quel endroit si possible la-rue-près-d’une-école mais surtout de dégager les tribunaux qui coûtent tout de même au bas mot 500 millions de francs par année au contribuable et ce chiffre est en constante augmentation pour le nombre de cas instruits par les tribunaux et pour l’augmentation des frais de justice.
Ajouté à cela le prélèvement de taxes sur un chiffre d’affaire sous-estimé d’un milliard de francs par année qui pourraient très bien être investis dans une prévention digne de ce nom et vous avez une petite idée de ce que nous coûte depuis au moins trente ans une politique d’autistes surtout préoccupés de leur réelection.
Bien sûr elle est facile celle-là mais jouer sur la peur et l’ignorance, ça aussi c’est très facile « mentir, mentir, il en restera toujours quelque chose, plus c’est gros plus ça passe « On connaît, merci, il serait temps de passer à autre chose. Par exemple pouvoir passer plus de temps avec ses enfants, là est toute la question. Est-ce qu’on fait des enfants pour faire comme tout le monde ou les accueille-t-on comme un cadeau du ciel qui va apporter encore plus de beauté à ce monde ? C’est à nous de voir ..
Laurent Pirard










