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Le chanvre et les maladies de civilisation

Le style de vie de la société de consommation est à la cause de certaines maladies appelées de civilisation, qui menacent la longévité des populations dans les pays riches. Les recherches faites à travers du monde dans les dernières années démontrent que le cannabis pourrait jouer un rôle important dans leur traitement.

L’existence des agents chimiques produits naturellement par les organismes des humains et des animaux qui se lient aux mêmes récepteurs que les cannabinoïdes végétaux comme le THC a déjà suggéré l’importance des substances du type de cannabinoïdes. Dans une étude publié dans le Harm Reduction Journal les chercheurs ont examiné le système endocannabinoïde en trouvant qu’il jouait un rôle majeur dans le maintien de l’homéostasie (l’équilibre métabolique) dans les organismes des êtres vivants. Les fonctions réglées par les endocannabinoïdes comprennent l’appétit, la température corporelle, la pression sanguine, activités de reproduction, capacité d’apprentissage et la coordination motrice.

" Les endocannabinoïdes protègent les organismes vivant en maintenant les états biochimiques dynamiques dans des limites nécessaires pour un bon fonctionnement biologique. ils combattent également les déséquilibres biochimiques qui sont caractéristiques pour nombre des états de maladie ou de détérioration, en particulier ceux qui sont associés avec le vieillissement," disent les chercheurs.

Les endocannabinoïdes pourraient s’avérer également très prometteurs en ce qui concerne le traitement de l’obésité. Les chercheurs allemands notent que "leurs découvertes soutiennent la présence d’un système de cannabinoïdes endogènes périphérique qui est surrégulé dans l’obésité".

Le cannabis pourrait causer la croissance de nouvelles cellules dans le cerveau comme vient de trouver une étude sur les effets du cannabinoïde synthétique HU210 sur le cerveau des rats. Chez les mammifères, les nouvelles cellules nerveuses sont constamment produites dans une partie du cerveau appelée hippocampe. Cet organe est associé avec l’apprentissage, la mémoire, l’anxiété et la dépression. Il est prouvé que les autres drogues récréatives comme l’alcool, la nicotine ou la cocaïne suppriment cette nouvelle croissance, mais ce n’est pas le cas du cannabis. Les recherches ont trouvé que c’était cette croissance de cellules qui causait l’effet anti-anxiété autrement apporté par des médicaments dangereux comme le Prozac.

Le chanvre peut être également utilisé pour le traitement de certaines maladies graves comme par exemple la maladie de Parkinson, la maladie de Crohn, la sclérose en plaques, l’AIDS, l’asthme, le glaucome etc. Mais il y a aussi un domaine où le traitement par cannabis serait très prometteur - justement dans le cas d’une maladie que le chanvre même d’après ses ennemis aurait du causer - le cancer.

La première expérimentation qui a documenté les effets anti-tumeur du cannabis a eu lieu en 1974 au Medical College of Virginia sous les égides du gouvernement américain. La recherche a été financée par l’Institut national de la santé et son objectif était de trouver des preuves des dommages causés par le chanvre au système immunitaire. Mais hélas, au grand désarroi des politiciens, les chercheurs ont découvert à la place que le THC ralentissait la croissance de trois types du cancer chez la souris - le cancer de poumons et de sein et la leucémie virale - et ainsi prolongeait leurs vies de 36%.

Le gouvernement américain a interdit l’étude et a refusé de continuer à financer la recherche dans la période suivante. La recherche a repris dans le milieu des années 90, où une étude faite par l’U. S. National Toxicology Program a découvert que les souris et les rats auxquels on avait administré de hautes doses du THC sur une longue période avaient une meilleure protection contre les tumeurs malignes que les animaux-contrôles.

Mais au lieu de publier leurs découvertes, les chercheurs gouvernementaux les avaient encore cachés. Les résultats de l’étude ont été connus seulement après qu’une copie de la documentation soit acheminée en catimini à un journal médical en 1997 et était devenue la nouvelle du jour au niveau national.

Une équipe de chercheurs à l’université de Madrid (Département de la biochimie et de la biologie moléculaire) a découvert en 1998 que le THC pouvait tuer sélectivement les cellules des tumeurs cérébrales sans avoir un impacte négatif sur les cellules saines autour. Les chercheurs ont rapporté en 2000 dans un article paru dans le journal Nature Medicine que les injections du THC ont éradiqué les gliomes malignes (tumeurs cérébrales) chez un tiers des rats traités et également ont prolongé la vie de six semaines d’un autre tiers.

L’année dernière les chercheurs italiens ont rapporté dans le Journal of Pharmacology and Experimental Therapeutics que les substances non-psychoactives contenues dans le chanvre arrêtaient la croissance des cellules des gliomes et qu’également elles ciblaient sélectivement et tuaient les cellules malignes.

Une étude récente faite encore à Madrid a trouvé que le cannabis restreint l’arrivage du sang dans la tumeur multiforme glioblastome. Il s’y agit d’une tumeur cérébrale agressive qui seulement aux États-Unis tue sept mille personnes par an.

De même il y a eu de nombreuses recherches faites afin d’examiner l’influence du cannabis sur les risques du cancer. La plupart a trouvé que la fumée du chanvre a un effet carcinogène moindre que le tabac car les cannabinoïdes possèdent des propriétés anti-cancérigènes. Et finalement ce mois-ci les chercheurs ont annoncé que les composantes du cannabis inhibaient la croissance du cancer cérébral dans les biopsies des tumeurs prises chez les patients pour qui les thérapies standard n’ont pas fonctionné.

Une étude française publié l’été dernier dans le journal Alcohol vient de conclure que l’usage modéré du cannabis n’est pas associé avec un risque accru des cancers liés au tabac comme le cancer du poumon ou du colon ou rectum.

D’après l’étude de cas contrôlée conduite par le Dr Donald Tashkin et ses collègues de l’Université de Californie à Los Angeles, même fumer beaucoup de cannabis à long terme n’est pas associé au cancer du poumon, ni à d’autres types de cancer du système aérodigestif supérieur.

Bushka Bryndova

Date de parution mardi 29 novembre 2005 00:00

Forum de l'article

Le chanvre et les maladies de civilisation
pouvez vous nous garentir que le canabis peut faire récidive le cancer cerebral si oui donner nous plus de precision sur le fonctionnement de ses effets et des resutlats qui pourront sauver nos famille en detresse.merci

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24 juin 2008 par dadadidine

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