Le chanvre, un matériau durable pour la construction
Le chanvre, un matériau durable pour la construction
Résumé
La société industrialisée actuelle vit au-dessus de ses moyens.
Elle consomme trop
d’énergie et épuise rapidement bon nombre de matières premières. Compte tenu de son
large potentiel d’amélioration, le bâtiment apparaît comme un secteur clef des programmes
d’économie d’énergie.
Il est possible de diminuer significativement cette consommation en
renforçant l’isolation thermique des bâtiments existants et en utilisant des matériaux très
isolants et à faible énergie grise pour les nouvelles constructions.
Le chanvre, après transformation, répond à ces besoins par son pouvoir isolant et parce qu’il produit relativement
peu d’impacts négatifs sur l’environnement lors de sa production.
Un écobilan (INRA
2006) montre entre autres qu’un mur en béton de chanvre stocke plus de CO2 qu’il n’en
produit lors de toutes les étapes qui interviennent lors de sa production jusqu’à sa mise
en oeuvre.
Un autre avantage de ce matériau est le confort de l’habitation qui respecte
les principes de la bioconstruction (Oliva 2001).
Cette approche tient notamment compte
de la respiration du bâtiment, dépendante de sa perméabilité à la vapeur d’eau.
La
construction en chanvre est encore rare, essentiellement car elle est méconnue.
De plus, en
Suisse, le chanvre est encore sujet à une grande ménance car il peut aussi être utilisé comme
stupéfiant et le contexte juridique est perçu comme étant flou à ce sujet. Probablement
qu’à moyen terme les qualités techniques de cette plante devraient permettre de surmonter
les obstacles structurels et sociaux qui s’opposent actuellement à son développement.










