Le peuple suisse accepte avec une large majorité la prescription médicale de stupéfiant.

Cannabis : Une non-décision

COMMENTAIRE DE CÉDRIC WAELTI, JOURNALISTE RUBRIQUE SUISSE

Nous n’avons pas fini de parler du cannabis, car le vote d’hier ne règle rien. Les Suisses ont certes balayé le projet. Davantage que la dépénalisation, c’est surtout la perspective d’un commerce légal qui a fait peur. Comment contrôler les vendeurs ? Comment s’assurer que le cannabis ne soit pas vendu aux mineurs ? L’initiative, de par sa forme générale, n’apportait aucune réponse.

Reste que le signal donné aux jeunes est loin d’être aussi positif que veulent bien le dire les opposants à la dépénalisation. Il est en réalité à tout le moins ambigu, pour ne pas dire schizophrénique. L’interdiction de fumer du cannabis n’est que théorique. Car les sanctions sont rares, et les policiers ont d’autres priorités que de faire la chasse aux petits fumeurs de joint.

Ce double discours est particulièrement pervers sur un plan éducatif. Il montre d’abord aux jeunes qu’on peut transgresser la règle sans en subir les conséquences. Il prouve ensuite que la norme, en l’occurrence l’interdiction, n’est pas crédible. Un bien mauvais départ pour entamer une « franche » discussion sur le cannabis avec des ados qui auront vite fait de trouver « hallucinants » les propos de leurs parents.

24 heures 1.12.2008

  • «Zum einen wird das Gesetz über die Betäubungsmittel endlich von der Politik befreit und der Medizin zugeführt. Dagegen bleibt der Umgang mit Hanf und Haschisch unbefriedigend.»
Date de parution mercredi 3 décembre 2008 20:20

Forum de l'article

Le peuple suisse accepte avec une large majorité la prescription médicale de stupéfiant.
Le problème de base dans l’amalgame fait entre le THC et les drogues qui amènent à une addiction est dû au fait que le tout se passe au marché noir.
La démarche voulue par les gens proches d’une dépénalisation du THC découle simplement d’une logique implacable : la séparation des marchés.
Par exemple, j’ai moi-même assisté à l’arrivée de deux jeunes de 15 ans max dans un endroit connu pour son marché noir de stups divers. Ces deux petits qui auraient pu être mes enfants n’ont pas trouvé immédiatement le shit qu’ils étaient venus chercher et se sont fait proposé de l’héroïne. Il est évident que les plus vieux d’entre nous se sont tout de suite interposés pour empècher cette transaction qui n’a heureusement pas eu lieu. Les deux jeunes s’en sont allé un peu honteux pendant que l’on s’occupait du dealer sans scupules...Mais combien de ces jeunes ont-ils pu aller jusqu’au bout d’un de ces deals ? Ce piège est tellement évident que je continue à penser qu’en séparant les marchés, on pourrait garder le contrôle de l’âge des consommateurs et faire de la prévention en parlant le même language que tous ces jeunes, je veux dire par là qu’on peut avoir le contact sans le fossé creusé par les préjugés les problèmes générationnels et autres fausses informations.

Répondre à ce message
23 01 2010 par Arbracame
Le peuple suisse accepte avec une large majorité la prescription médicale de stupéfiant.
mais d’un autre côté on vote oui a la prescription légale d’héroïne par injection sur genève (a ma connaissance)et sans doute dans d’autres cantons
mais ca veut dire quoi ce genre de message ?ils vont comprendre quoi les jeunes,bon le shit est interdit,si on croche la dope,on demandera une cure a l’héroïne,bien le message,très compréhensible pour nos jeunes suisses
collargol

Répondre à ce message
3 02 2009 par collargol veut pas etre pris pour un guignol
dessert 1983 debate published a
dessert 1983 debate published a
dessert 1983 debate published a
dessert 1983 debate published a
dessert 1983 debate published a