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Trains régionaux : la peur demeure

2005/01/16 - Le Matin

Renforcement immédiat des effectifs des "grands frères" et, l’année prochaine, de ceux de la police ferroviaire : les CFF répondent en partie aux usagers, qui craignent toujours d’emprunter les lignes régionales à certaines heures, notamment celle d’Yverdon-Fribourg. "Me regarde pas dans les yeux, sinon j’t’éclate la tête". Le garçon d’une quinzaine d’années vient de croiser le regard de François*, la trentaine, qui prend régulièrement le train Yverdon-Fribourg. La scène se passe peu après Payerne, il est environ 21 h 30. Scène banale dans un train régional. Sans compter les petits dealers de cannabis qui opèrent aux yeux de tous, même si la police ferroviaire intervient de plus en plus fréquemment.

225 caméras en service
Une tension et une insécurité dont sont conscients les CFF, qui se souviennent, comme les usagers, de la mort de Michael, 19 ans, poignardé en gare d’Yverdon en juin 2003 après une échauffourée dans le train. "Nous ne baissons pas les bras et sommes conscients des problèmes des lignes régionales, explique Jacques Zullauf, porte-parole des CFF. Depuis l’installation de la vidéosurveillance, 225 caméras posées en 2004, il y a moins de vandalisme. On ne jette plus de sièges par les fenêtres".
Et les CFF d’étendre leurs prestations sécuritaires : "En 2006, nous doublerons l’effectif de la police ferroviaire sur les lignes régionales, qui passera à soixante agents. Ces hommes, qui ont une formation policière, auront des locaux dans plusieurs gares, notamment à Fribourg dès le 1er avril".
Renforcement également des "grands frères". Cette année, de jeunes chômeurs, spécialement formés à des tâches de médiation, rejoignent l’équipe des "grands frères" professionnels chargés de prévenir le vandalisme et les incivilités. Douze "grands frères" et quatre "grandes soeurs", entre 20 et 35 ans, viennent donc grossir les rangs de ces conciliateurs, actifs depuis décembre 2003.

Jacques Zullauf conclut : Nous faisons ce que nous pouvons, mais il est clair que nous ne pouvons pas pallier tous les aspects d’un véritable problème de société..."

* Prénom d’emprunt
JEAN-MARIE ROLLE
Article modifié le jeudi 20 janvier 2005 14:17, Date de parution mardi 11 janvier 2005 00:00

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