Un nouvel antidépresseur accroît le taux de "cannabis du cerveau"


- http://www.newswire.ca
MONTREAL, le 13 déc. /CNW Telbec/
Lors d’épreuves de laboratoire précliniques, les chercheurs ont constaté
que l’URB597 augmentait la production d’endocannabinoides en bloquant leur
dégradation, produisant ainsi des effets antidépresseurs mesurables. "C’est la
première fois qu’on montre qu’un agent élevant le taux d’endocannabinoides
dans le cerveau peut améliorer l’humeur", déclare la Dre Gabriella Gobbi,
investigatrice principale et chercheuse au Centre universitaire de santé
McGill et à l’Université de Montréal.
Les endocannabinoides sont des substances chimiques que le cerveau libère
dans certaines conditions telles que l’activité physique ; elles stimulent des
récepteurs cérébraux spécifiques et peuvent déclencher des sensations de
bien-être. Les chercheurs, qui comprenaient des scientifiques de la University
of California à Irvine, ont pu mesurer l’activité de la sérotonine et de la
noradrénaline suscitée par la hausse du taux d’endocannabinoides, et ont
également procédé à des expériences standard afin d’évaluer l’humeur des
sujets et de confirmer leurs constatations.
"Les résultats ont été semblables à l’effet que nous aurions pu escompter
lors de l’emploi d’antidépresseurs d’usage courant, qui sont efficaces chez à
peine 30 % de la population environ, explique la Dre Gobbi. Notre découverte
tend à confirmer que l’URB597 représente une solution de rechange non
psychotrope, sans dépendance et plus sûre par rapport au cannabis pour le
traitement de la douleur et de la dépression ; elle est porteuse d’espoir pour
le développement d’une autre gamme d’antidépresseurs dotés d’une marge
d’efficacité plus large."
On sait depuis des années que le cannabis a des propriétés
antidépressives et analgésiques, mais cette drogue est loin de constituer un
traitement idéal en raison de la dépendance qu’elle engendre et de ses autres
répercussions sur la santé en général. L’ingrédient actif du cannabis - le THC
(tétrahydrocannabinol) - stimule les récepteurs cannabinoides.
Cette étude a été financée par le Fonds de la recherche en santé du Québec (FRSQ), la Fondation canadienne de la recherche en psychiatrie (FCRP), le National Institute on Drug Abuse (NIDA) ainsi que grâce à une bourse du Centre universitaire de santé McGill.
Renseignements : Ian Popple, Coordonnateur des communications (Recherche), Relations publiques et Communications, CUSM, (514) 843-1560, ian.popple@muhc.mcgill.ca ; Marc Tulin, Attaché de presse, Université de Montréal, (514) 343-7593, marc.tulin@umontreal.ca









