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Une étude détruit la classification du cannabis de la DEA

Une étude sponsorisée par le gouvernement détruit la classification de la DEA (Drug Enforcement Administration) du cannabis

Une étude récemment publiée dans le « Open Neurology Journal » conclue que le cannabis apporte un soulagement aux douleurs chroniques et que plus de tests cliniques doivent être faits, détruisant complètement la classification de la DEA comme étant une drogue sans usage médical.

Tandis que de nombreuses études ont montré l’utilité de la marijuana pour de nombreuses maladies, il n’a jamais été une priorité pour la DEA de mettre la marijuana sur leur agenda des substances contrôlées. Cette étude, sponsorisée par l’Etat de Californie et conduite à l’Université of California Center for Medical Cannabis Research fait précisément cela en dénonçant la mauvaise classification du cannabis par la DEA comme drogue « Schedule I », donnant une lourde tâche au cœur de la lutte des Etats-Unis contre les consommateurs de cannabis.

Paul Armentano, directeur de la National Organization for the Reform of Marijuana Laws (NORML), a réagi à cette étude : « cela prouve que la politique des Etats-Unis en matière de drogue est ni basée ni guidée par la science. En fait elle est hostile à la science et malgré le mémo publié en 2009 par l’Administration Obama, qui dit que la science et le processus scientifique doivent informer et guider les décisions de l’Administration, il y a peu, voir pas de preuve indiquant que le gouvernement fédéral est en train de changer ou va changer son approche au cannabis.

« Schedule I » est soi-disant réservé pour la classification des substances les plus enivrantes qui n’ont, selon la DEA, pas de valeur sur le plan médical, comprenant le LSD, l’ecstasy, le peyote ou l’héroïne. Comme la DEA le décrit : « les drogues classifiées « Schedule I » n’ont pas d’usage médical accepté aux Etats-Unis, elles ne peuvent donc pas être prescrites, administrées ou dispensées pour un usage médical. Au contraire les drogues listées « Schedule II-V » ont un usage médical accepté et peuvent être prescrites, administrées ou dispensées pour un usage médical.

Et cela est le problème, prédit l’auteur.

La classification du cannabis en « Schedule I » en plus de la perpétuelle controverse, à savoir si le cannabis a une valeur médicale ou pas sont des obstacles au progrès médical dans ce domaine. Ils ont écrit : « Basé sur les indications actuellement disponibles, la classification « Schedule I » n’est pas soutenable. Ce n’est pas exact de dire que le cannabis n’a pas de valeur médicale ou que les informations concernant la sécurité sont insuffisantes. C’est vrai, le cannabis a un potentiel d’abus mais son profile ressemble plutôt aux drogues dans la « Schedule III » (où la codéine et dronabinol sont listés). J’espère que le conflit perpétuel entre les preuves scientifiques et une idéologie politique se réconciliera de manière judicieuse.

Ils ajoutent que leurs preuves montrent que le cannabis réduit les douleurs neuropathiques chroniques et les spasmes musculaires dus à de multiples scléroses, en opposition à des essais où un placebo était utilisé. Ils ont aussi testé les effets du cannabis fumé, concluant que la méthode était « rapide et efficace » mais que la vaporisation est un meilleur choix car elle produit moins de monoxyde de carbone.

L’étude ajoute que, comme avec tout autre médicament, le cannabis a des effets secondaires négatifs tels que le vertige, la fatigue, l’étourdissement, une faiblesse et douleur musculaire et des palpitations au cœur – qui peuvent tous poser un risque aux patients qui ont des douleurs chroniques avec, parallèlement une maladie cardiovasculaire ou un abus de stupéfiants. Toutefois, ils appellent ces effets « reliés à la dose » et « de sévérité moyenne à modérée » et ils ajoutent « il apparaît qu’ils disparaissent avec le temps et sont signalés comme moins fréquents chez les consommateurs expérimentés que chez les consommateurs naïfs. » Les chercheurs ont également constaté « qu’une overdose fatale avec le cannabis n’a jamais été signalée ».

Les auteurs ont aussi trouvé que la marijuana cause des symptômes de manque dans les 12 heures d’emploi, notant que les symptômes sont doux chez les consommateurs expérimentés et diminuent typiquement après 72 heures. Ils ajoutent qu’ingérer de la marijuana « peut altérer la capacité de conduire un véhicule motorisé », mais ont noté que les données concernant la marijuana et les accidents de la route sont peu concluant.

Finalement ils ont conclu que plus d’essais cliniques étaient nécessaires afin de déterminer quel composant de la plante de cannabis en particulier provoquait l’effet médicinal et si la plante pouvait être utilisée pour traiter un tas d’autres ennuis de santé.

« Le cannabis médical est majoritairement employé afin de traiter les douleurs chroniques, et a permis à de nombreux patients de réduire voir éliminer complètement leur régime de médicaments. » Kris Hermes, un porte-parole de « Americans for Safe Access (ASA) », un des groupe leader dans la défense du cannabis médical, nous a dit « Toutefois il peut aussi être utilisé contre l’arthrite, les nausées ou comme stimulant de l’appétit pour les personnes vivant avec le virus HIV/AIDS ou cancer, des désordres gastro-intestinaux et des troubles du mouvement (pas seulement pour les personnes avec de multiples scléroses). Ceci est seulement un échantillonnage des maladies pour lesquelles le cannabis s’est avéré utile. D’autres maladies incluant le stress post-traumatique, les troubles de l’attention, les troubles de déficit de l’attention hyperactivité et d’autres maladies mentales, glaucomes et les migraines.

Dans l’espoir de forcer la reconnaissance de la valeur médicale du cannabis, ASA a poursuivi l’année passée le gouvernement fédéral après qu’un recours qui courait depuis longtemps pour la reclassification du cannabis avait été discrédité presque dix ans après être avoir été soumis. Cette affaire devrait passer devant la U.S. Cour d’Appel du District de Columbia dans le courant de l’année.

La stratégie du gouvernement n’a été que retard, retard, retard. Le conseiller d’ASA Joe Elford dit : « Il est grand temps que le gouvernement réponde à notre pétition concernant la reclassification mais malheureusement nous avons été obligés d’aller au tribunal afin d’obtenir une résolution.

« Les défenseurs de cette réforme devraient utiliser cette étude afin de montrer à leurs représentants au congrès que nos principaux chercheurs sur le cannabis médical acceptent que celui-ci soit reclassé. » Hermes ajoute : « Cela devrait également avoir un impact sur les délibérations du D.C. Circuit dans le recours au sujet de la pétition de reclassification.

Le cannabis médical est actuellement légal dans seulement 17 états et Washington, D.C.

03.07.2012 Par Stephen C. Webster – The Raw Story

  • Respected Study Finds DEA Should Re-Classify Marijuana ...
  • Die aktuelle Klassifizierung von Cannabis in den USA in der strengsten Klasse der Betäubungsmittel ( DEA ) ist nicht mehr durch die wissenschaftliche Datenlage zu rechtfertigen.
Date de parution dimanche 2 septembre 2012 13:38

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