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Police et cannabis : Le Ministère de la Peur

« Lorsqu’un gouvernement a peur de ses citoyens, c’est la liberté. Lorsque les citoyens ont peur de leur gouvernement, c’est la tyrannie » Thomas Jefferson, 3ème président des USA.

Le syndicat étudiant UNI a organisé en 2003 à Strasbourg un dîner-conférence sur le thème : « L’usage du cannabis chez les adolescents, un véritable fléau social » avec le Commissaire Divisionnaire Honoraire Charles SIMON comme principal orateur. Ce syndicat, très minoritaire chez les étudiants, est surtout une pépinière de futurs cadres pour la droite dure française. Il constituera le fan club le plus virulent du programme présidentiel sécuritaire de Nicolas Sarkozy. Certains de ces adhérents sont les ministres de demain. Il est donc indispensable de leur enseigner très vite les fondamentaux du nouveau populisme droitier : Faire peur pour mieux régner au nom de la sécurité et de la morale en péril. Ce commissaire de police manie parfaitement la rhétorique néo-conservatrice qui pollue le débat sur la politique des drogues et plus largement l’organisation de la société. En bon élève du Ministre de l’Intérieur et des think tanks américains, Charles Simon prophétise l’apocalypse pour mieux prêcher la rédemption par la répression. Ce texte constitue un excellent exemple de propagande prohibitionniste, un bréviaire de la peur à l’usage des prédicateurs du déclin de l’Occident. A lire pour mieux y répondre.

La sécurité est devenue un gigantesque business envahissant toutes les sphères de la société. Ces lobbyistes doivent entretenir un fort niveau de peur dans la société pour justifier les budgets pharaoniques engloutis par leur industrie, la violence qu’elle génère et la régression des libertés individuelles qui accompagne son expansion. Malgré des décennies (et des centaines) de rapports et d’études dénonçant une diabolisation injustifiée, le cannabis reste un excellent outil pour effrayer, contrôler et réprimer. Ces usagers constituent un gros troupeau de boucs émissaires, parfaits supports de phantasmes terrifiants mêlant racisme, épidémie, violence, sexe débridé, refus de l’autorité, déviance mentale, délinquance juvénile, décadence... toute la panoplie de la calomnie utilisée depuis des millénaires par les théoriciens du déclin et du sursaut moral.

Les policiers ont un intérêt évident dans une idéologie sécuritaire. Sur le cannabis, ils ne devraient pas être juge et partie. Les consommateurs de cannabis sont d’excellents clients pour la police payée au rendement et les statistiques du ministère. La théorie du fléau évite les questions sur leur inefficacité chronique à contrôler le phénomène. Pourtant de nombreux policiers s’érigent en experts du cannabis et interviennent dans les media ou sur le terrain. Partout, il propage la peur pour mieux se dresser en rempart indispensable.

La recette est simple et efficace : faire peur en exagérant les liens de causalité, la gravité et les conséquences de l’association violence-cannabis-école-délinquance ; associer les troubles comportementaux classiques chez l’adolescent à la consommation de cannabis, rejeter la culpabilité sur l’intelligentsia parisienne socialo-libertaire post soixante-huitarde coupable, entre autres, de banalisation du cannabis et de la délinquance ; dénoncer la perte des valeurs morales qui entraîne la décadence de la société ; réclamer une politique de l’abstinence avec une réponse policière et judiciaire systématique et applicable à tous les délits de consommation, la tolérance zéro avec les petits dealers, une censure du débat sous prétexte d’apologie, une prévention super alarmiste...

Saupoudrer le tout d’ingrédients piquants comme Ben Laden, les caïds de banlieues, le poison exporté par des arabes, l’intégrisme musulman, l’échec scolaire et professionnel dans les quartiers, ... Ajouter des chiffres bidons mais chocs tant pour minimiser les forces de l’adversaires que pour aggraver les problème... Vous obtenez la soupe à la grimace que veulent nous faire manger les media trash et les politiciens néo-conservateurs chrétiens, pseudo-radicaux ou libéraux, en plus des sectes et de puissants lobbies comme l’industrie de la sécurité ou la pétrochimie.

Le cannabis est une panacée indispensable aux manichéens de toutes obédiences, à la stigmatisation de populations soit-disant à risques ou déviantes pour mieux flatter une soit-disant normalité sociale, à la justification d’une politique abusivement sécuritaire. Le cannabis n’est pas un produit anodin, il a des effets positifs et négatifs, les millions d’usagers ont droit à une information objective.

«  La question de savoir si les problèmes excessifs de cannabis mènent aux problèmes sociaux ou si les problèmes sociaux mènent à l’utilisation excessive de cannabis n’a pas été encore résolue.  » Inquiry into the mental health effects of cannabis, NEW ZEALAND HOUSE OF REPRESENTATIVES, 1998.

Laurent Appel

L’usage du cannabis chez les adolescents, un véritable fléau social

- Par Charles SIMON, Commissaire Divisionnaire Honoraire-

Il est difficile de dissocier la drogue de l’insécurité. Il apparaît donc souhaitable, en préambule, de dresser un bref tableau de l’insécurité en France. La drogue fait partie de la vie quotidienne des délinquants. Elle représente parfois leur principale source de revenus et c’est souvent à cause de la dépendance qu’elle entraîne que sont commis les crimes et délits.

Il convient aussi de mettre un peu l’accent sur les difficultés de l’institution judiciaire face à l’insécurité et sur l’illettrisme, l’une des principales causes de la violence et de l’usage des drogues douces au sein de l’école.

I - Bref tableau de l’insécurité en France

L’insécurité n’est pas tout à fait celle que nous exposent les journaux et la télévision, car elle est filtrée par les autorités et aseptisée par les organismes de presse qui ne communiquent que de rassurantes statistiques, en deçà de la réalité. Il a fallu la dernière campagne aux élections présidentielles pour que soit dressé devant l’opinion publique un état des lieux sans complaisance de l’insécurité. Ce fut l’occasion d’expliquer ce qu’est réellement la délinquance et de proposer des solutions efficaces. Trop souvent les médias ont tendance à parler de façon objective de l’insécurité que lorsqu’il y a du sensationnel : banlieues à feu et à sang, tueries, embrasements de voitures, viols collectifs, affrontements entre bandes et forces de l’ordre. L’inflation de la délinquance donne le vertige. Il n’y a pas de petite délinquance mais une délinquance de masse omniprésente dans les villes, les transports, les campagnes et les écoles.

Au début des années 60, on a constaté 600 000 crimes et délits pour un effectif de 180 000 policiers et gendarmes.

Au début 2001, ces chiffres passaient à 4000000 pour un effectif de 225000 policiers auquel il faut ajouter 15 000 policiers municipaux : soit une augmentation multipliée par 6,7 pour la délinquance alors que les effectifs de Police n’ont pratiquement pas évolué si l’on tient compte de la réduction des horaires de travail. En fait, la vérité est encore plus alarmante que ces chiffres. Selon certains rapports de l’Institut des Hautes Etudes de la Sécurité Intérieure (IHESI), le chiffre noir de la criminalité approchait les 10 à 12 millions de faits délictueux.

Combien de commerçants cambriolés, de propriétaires de véhicules brûlés dans les quartiers difficiles, de femmes battues, d’enfants rackettés ou victimes de pédophiles, n’osent pas porter plaintes ?

Avec la loi Guigou (présomption d’innocence) de 2000, la délinquance a explosé (+ 16 % de vols avec violences entre 2000 et 2001 ; + 24,30 % de la délinquance dans le métro et le RER pour la même période).

La délinquance des mineurs qui représentait 9 % de la délinquance globale en 1990 est passée à 21 % en 2001. 5 % des mineurs commettent 59% des vols, 65 %, des agressions, 80 % du trafic de drogue et presque 100 % des agressions sexuelles. L’insuffisance et l’inadaptation des sanctions réservées aux mineurs expliquent en grande partie cette situation.

1) Les zones de non droit

Elles sont passées de 200 et 1992 à 834 en 2002. Ce sont des quartiers où des bandes de délinquants s’installent en maître pour imposer un« autre droit ».

Il s’agit, en fait, de véritables ghettos, des états dans l’Etat. Dans ces zones, l’économie est fondée sur le trafic de drogues, l’école est celle du crime, la justice celle des armes, la loi celle du plus fort. La hiérarchie est constituée par les casseurs, les voleurs, les racketteurs, les dealers et, enfin, les caïds, symboles de réussite et de respect pour le reste de la communauté.

Ces bandes ne tolèrent pas l’intrusion de policiers, d’enquêteurs sociaux, de pompiers (sauf faits graves), de médecins, bref, de tout ce qui représente l’autorité. Si la police procède à l’arrestation d’un jeune délinquant du quartier, des représailles sont aussitôt organisées : affrontements musclés avec les forces de l’ordre, caillassage de bus, de véhicules de police, de pompiers, d’ambulance, bris de vitrine, incendies de voitures ou de bâtiments symboliques (locaux d’administration, d’associations, de commerces, ...). Pour 3 000 incidents graves signalés en 1992, on allait en recenser plus de 30 000 en 2000. Bien sûr, ces dernières informations en matière de violences urbaines n’étaient pas fournies par les autorités politiques car elles n’étaient pas politiquement correctes.

Cette lutte sans merci pour interdire l’intrusion des forces de l’ordre et autres représentants de l’autorité a pour but notoire de permettre divers trafics en toute tranquillité et impunité (trafic de drogue, de voitures, d’armes, de contrefaçon ...).

Peu à peu, en raison de ces violences urbaines, les commerces disparaissent ainsi que les locaux d’associations sportives, culturelles et autres. Le quartier meurt et devient un ghetto.

La population de ces zones est alors exclue de la sécurité, alors qu’elle en a le plus besoin puisqu’elle est constituée essentiellement de gens modestes. Chacun sait que ces derniers ne peuvent même pas esquisser le moindre geste de protestation par peur de représailles. Il faut souligner également que ces quartiers hypersensibles deviennent des viviers de l’intégrisme musulman, c’est à dire du terrorisme. Ce dernier point est sans doute le plus préoccupant.

2) Comment en sommes-nous arrivés là ?

Une petite coterie parisienne du politiquement correct n’a eu de cesse ces dernières années de justifier le comportement des délinquants. Ce sont quelques 4 à 500 habitués de dîners en ville qui mélangent allègrement le bien et le mal, qui sont toujours prêts à trouver des excuses aux truands, aux assassins et aux voyous de banlieues, qui n’arrêtent pas de discourir sur les excès de la police et qui se font les chantres de l’immigration clandestine et des sans- papiers, tout en étant bien en sécurité dans les arrondissements bourgeois de la capitale. Leur idéologie a été relayée par les médias et a conduit les socialistes à instaurer une idéologie de l’excuse. En fait, nous sommes entrés voici plus de 20 ans dans une logique idéologique consistant à présenter sous un jour favorable les dérives les plus inquiétantes en matière de sécurité pour les rendre acceptables.

Aussi, on a remplacé le terme « insécurité » par « sentiment d’insécurité » comme si l’insécurité se passait seulement dans la tête des gens. On a remplacé « acte de délinquance » par « incivilité ». Mr Chevènement a quand même fait un effort en appelant les « sauvageons » certains jeunes délinquants, alors qu’il suffit simplement d’employer le terme « voyous ».

On a pensé aussi qu’il y avait corrélation entre chômage et délinquance. Il faut tordre le cou à ce mythe absurde. Aucun gouvernement ne pouvait ignorer que la première augmentation significative de la criminalité entre les années 60 et 75 en France avait coïncidé avec une période de forte croissance économique et de faible chômage. Aux USA la criminalité s’est développée rapidement dans les années 60-70, période pendant laquelle le chômage avait diminué considérablement.

Mr Jospin, premier ministre, a admis avoir péché par naïveté : « Je me disais que faire reculer le chômage ferait reculer l’insécurité ! » 928 000 emplois ont été créés et la délinquance s’est aggravée. Ségolène Royal, ministre du gouvernement Jospin, déclarait à tort : « Avec les 35 heures on s’occupera mieux des enfants. Il seront moins dans la rue et la délinquance va baisser ».

C’est ainsi que, par idéologie, par passivité, par aveuglement et/ou par manque de courage, on a instauré auprès des délinquants un sentiment d’impunité. Il ne faut donc pas s’étonner si la délinquance est venue gangrener tout le pays, y compris les zones rurales. Malheureusement, les premières victimes de cette situation sont les personnes les plus faibles et les plus démunies.

La meilleure preuve du fiasco de la lutte contre la délinquance en France tient dans la décision de Sarkozy, en entrant au gouvernement, de doter tous les policiers d’un gilet pare-balles. Que chaque membre des forces de l’ordre soit considéré comme la cible potentielle des criminels relève du scandale.

3) Les dysfonctionnements de la Justice

En France, la compétence et la disponibilité des magistrats ne sont pas contestables. Malheureusement, ces derniers éprouvent d’énormes difficultés pour assumer leur fonction. Ils doivent affronter le manque d’effectifs et de moyens, des textes de loi mal adaptés et une charge de travail insurmontable en raison de la délinquance en forte augmentation ces dernières années. Sur les 4,5 millions de procédures transmises chaque année à la Justice pour crimes et délits, les 6 000 magistrats ne peuvent en traiter véritablement que 470 000. C’est dire que près de 90 % des procédures n’aboutissent pas, laissées sans suite. Quand on sait que plus de 25 % des actes de délinquance sont élucidés (auteurs identifiés) quand les procédures parviennent au Parquet, on peut mesurer les insuffisances de notre système judiciaire. Si l’on tient compte aussi du fait que 30 % des sanctions ne sont pas appliquées (amendes non payées, peines de prison non exécutées, travaux d’intérêt général non réalisés), on comprend mieux pourquoi les délinquants sont incités à récidiver.

Outre le fait que la justice soit asphyxiée, on doit mettre l’accent aussi sur la complexité des textes de loi qui rend le code de procédure pénale incohérent. De plus, ces textes pendant trop longtemps ont été trop permissifs.

Citons quelques exemples :

- Sur 470 gardes à vue d’une circonscription de banlieue, 40 prévenus sont déférés devant le juge et la moitié seulement est placée en détention provisoire.

- Un mineur récidiviste (34 fois) pour des faits distincts n’a été déféré que deux fois devant un magistrat, mais sans se voir infliger une sanction réelle ou un écrou. Il a seize ans.

- Le 29 janvier 2001, lorsque des bandes de voyous se sont affrontées de nuit sur le Parvis de la Défense, les policiers n’ont procédé qu’à une seule arrestation. Ils ne pouvaient pas trouver les avocats dans l’heure comme l’exige la loi Guigou pour assurer la défense individuelle des 20 ou 30 jeunes susceptibles d’être interpellés. Enfin, pour mieux faire comprendre la complexité des textes de loi et la lourdeur du formalisme procédural, il suffit de rappeler qu’en 1970 la rédaction d’une procédure demandait 15 à 20 minutes par délinquant pour une enquête en flagrant délit. Aujourd’hui, ce temps est passé à 1h30 alors que la masse des délits a été multipliée par 6,7.

4) L’école et la violence

Environ 16 % des enfants qui rentrent en 6ème n’ont pas la maîtrise de la lecture, de l’écriture et du calcul. Plus grave encore, selon l’O.C.D.E., en 1995 40 % des français sont illettrés contre 20 % aux U.S.A., 14,5 % en Allemagne, 10 % aux Pays Bas. L’O.C.D.E. et l’UNESCO définissent l’illettré comme un adulte incapable de lire et de comprendre un texte d’usage courant de 25 lignes et d’en faire un résumé de cinq lignes.

En 1996, l’armée publiait les résultats de tests réalisés avec tous les conscrits incorporés, soit 394 000 jeunes de 18 à 24 ans, étudiants compris. 13 % étaient déclarés « illettrés ». En 1997, l’armée fit faire des tests aux 20 154 appelés qui n’avaient pas dépassé la classe de 3ème. 14 716 d’entre eux furent déclarés « illettrés » (863 n’arrivant pas à lire - 13 853 comprenant mal ou peu un texte usuel).

En étudiant ces chiffres, il apparaît évident que si l’on a 13 % d’illettrés parmi les jeunes qui viennent de quitter l’école, ce pourcentage ne fait qu’augmenter au fil des années, surtout que la France est le pays européen où on lit le moins. La lecture disparaît de plus en plus au profit de l’audiovisuel. Si on sait que 37 % des élèves quittent le système scolaire avec un simple CAP, un brevet ou pas le moindre diplôme, et que quelqu’un qui ne lit plus pendant des années perd ses rudiments de lecture, on s’aperçoit alors que l’enquête de l’O.C.D.E. (40 % d’illettrés) ne relève pas de l’imaginaire.

Pour revenir au 16 % des enfants qui rentrent au collège sans maîtriser les fondamentaux que sont la lecture, l’écriture et le calcul, il faut préciser que cette situation aura deux conséquences majeures. Primo, elle va être très préjudiciable à la qualité de l’enseignement puisque l’on impose aux bons élèves d’être avec des illettrés et ainsi, l’école, au lieu de tirer vers le haut, va niveler vers le bas. Secundo, ces enfants qui ne pourront pas suivre le rythme de l’enseignement vont se sentir marginalisés, abandonnés, voire même méprisés surtout qu’ils sont issus souvent de banlieues difficiles et, peu à peu, ils vont ressentir l’école comme leur ennemie, le symbole de ce qu’ils détestent : autorité, élitisme et racisme. Ils vont rendre l’école responsable de leur mise au ban de la société.

L’école est donc devenue un nouveau vivier de la délinquance. Les jeunes à la traîne vont se manifester au sein de l’établissement par des comportements indisciplinés et progressivement par des actes de délinquances et des actions violentes (menaces, rackets, délits sexuels, consommation et trafic de drogue, coups et blessures, ...). En 2000, selon la Mutuelle Générale de l’Education Nationale, 15 % des enseignants ont été confrontés, au moins une fois par semaine, à des actes de violences.

II - La consommation de CANNABIS chez les adolescents

La France est le premier consommateur de tabac, de vins, de médicaments et de CANNABIS en Europe.

La nomenklatura parisienne branchée, célébrée par les médias, fait croire à notre jeunesse que c’est la mode de se droguer avec des drogues dites « douces ». Pour de nombreuses vedettes du spectacle et pour certains élus, fumer un joint est un gage de modernité.

Depuis 25 ans, les médias sont inondés de leurs discours en faveur du libre usage de la drogue douce, alors que les tenants d’une société anti-drogue sont censurés. Un véritable lobby de la banalisation du CANNABIS est instauré, comparable à celui de la banalisation de la délinquance.

En 2000-2001, les socialistes, sous prétexte qu’il fallait tenir compte de l’évolution des mœurs et pour s’attirer la sympathie des jeunes électeurs, à l’approche des présidentielles, avaient commencé à entreprendre de grandes manœuvres pour légaliser l’usage du cannabis. Non, ce ne sont pas 600 000 personnes qui vont dicter leur loi à la République pour satisfaire leur bonne conscience. Il serait d’ailleurs intéressant de savoir combien ces chauds partisans de la légalisation ont d’enfant. Sur cette drogue, un vrai débat public, en direct, sous le contrôle du CSA, s’impose à la télévision.

1) Quelques informations sur les principales drogues ( nombre de consommateurs supposés)

Héroïne : 160 000 à 200 000 consommateurs
Anti-anxiolytique puissant - provoque un flash (comparable à l’orgasme) - léthargie - suppression des soucis - extase.
Danger : dépendance physique et psychique très forte qui entraîne un processus de marginalisation - activité intellectuelle ralentie - nombreux risques médicaux (overdose, hépatite, complications pulmonaires, cardio-vasculaires)

Cocaïne : 80 000 à 100 000 consommateurs
Euphorie - sentiment de puissance intellectuelle et physique - indifférence à la douleur et à la fatigue.
Danger : Forte dépendance psychique - état dépressif et anxiété - accidents cardiaques et cérébraux - troubles psychiques - délires paranoïdes.

Ecstasy : environ 100 000 consommateurs
Sensation de bien être- relaxation - exacerbation des sens - sensation de liberté - suppression des inhibitions et compréhension des autres.
Danger : anxiété - dépression - comportement agressif - détruit à long terme les cellules nerveuses - particulièrement dangereux pour ceux qui souffrent de troubles cardiaques, d’asthme, de diabète, de fatigue, de problèmes rénaux et de problèmes psychologiques.

Cannabis Voir ci-après.

2) Chiffre d’affaire de la drogue

En France, le marché des stupéfiants représente presque 4 milliards d’euros. Ce chiffre énorme est cependant huit fois moindre que celui de la fraude fiscale (30,8 milliards d’euros). A titre de comparaison, les Pays Bas présentent un chiffre près de 5 fois supérieur à celui de la France alors que ce pays ne compte pas 15 millions d’habitants.

3) Organisation du trafic de drogue

Au sommet du trafic de drogue se situent des groupes terroristes, politiques extrémistes ou mafieux, qui tirent leurs revenus de plusieurs sources (Drogue, armes, casinos, prostitution, corruption, racket). Ces revenus se chiffrent en centaines de milliards de dollars. Cet argent sale est blanchi avant réinvestissement. Dans ce domaine, la France n’est pas épargnée car les quartiers sensibles notamment, constituent des cocons de choix pour ce grand trafic. Si des mesures d’urgence ne sont pas prises à l’échelon mondial, le crime dictera bientôt sa loi au sein des bourses internationales, comme au sein des gouvernements. C’est déjà le cas en Amérique Latine.

Voici peu de temps, les enquêtes d’Interpol ont permis de mettre à jour les activités criminelles de 95 bureaux de change en Europe et sur le continent américain. Pour mieux mesurer les conséquences sinistres de ces trafics, il suffit d’évoquer les actions terroristes des réseaux BEN LADEN.

Pour le trafic de drogue, la hiérarchie s’articule ainsi :

- le grand trafiquant qui organise le commerce entre les états,

- le grossiste qui récupère la drogue d’importation et fournit le dealer chargé de revendre,

- le dealer qui dirige les petits revendeurs,

- les petits revendeurs non consommateur de drogue,

- le consommateur revendeur pour subvenir à ses besoins financiers,

- le consommateur non revendeur.

Pour beaucoup de jeunes des quartiers sensibles, le DEALER est le symbole de la « réussite sociale ». Avec sa voiture puissante, et autres signes de richesse, il leur apporte la preuve que le trafic de drogue est un métier d’avenir.

Un dealer gagne environ 10 000 euros par mois alors qu’un petit revendeur et un petit guetteur (chargé de prévenir les trafiquants de l’arrivée de la police) gagnent respectivement 45 et 15 euros par jour.

4) Présentation du CANNABIS

Le cannabis appelé aussi chanvre indien est une plante dont le produit actif est utilisé pour ses effets psychotropes. Il est utilisé sous trois formes :

- L’herbe ou Marijuana qui a l’apparence du thé (mélange de feuilles et de graines de cannabis séchées)

- La résine de haschisch (conglomérat de poudre de feuilles de cannabis et de résine), substance dure de couleur brune, présentée sous forme de plaquettes ou barrettes.

- L’huile.

La résine est de loin la plus consommée. Elle se fume mélangée à du tabac (1/3 de gramme de résine pour une cigarette appelée joint, shit ou pétard).

Le Maroc est actuellement le premier producteur mondial de cannabis. En France, 7 à 800 000 personnes consomment quotidiennement du cannabis. 9 millions en ont déjà consommé 1 fois - 2,7 à 3 millions en fume 2 à 3 fois par semaine.

5) Les dangers du CANNABIS

Le Docteur LOWENSTEIN, spécialiste de la drogue, a mis l’accent tout récemment sur la consommation du cannabis chez les adolescents qui devient très préoccupante. Selon lui, l’usage du cannabis de ces derniers devient de plus en plus précoce et intensif : « On voit des gosses de 12-13 ans qui fument 20 à 30 pétards par jour. Beaucoup trop d’adolescents font un usage de cette drogue douce qu’est le cannabis ».

Il convient donc de parler avant tout des effets et des conséquences du CANNABIS sur la santé et le comportement des adolescents. Contrairement aux adultes, ils n’ont pas suffisamment de maturité et de ressorts psychologiques pour maîtriser leur consommation, surtout s’ils consomment précocement.

Pourquoi devient-on consommateur ?

Les motivations poussant un adolescent, même averti, à fumer du cannabis sont nombreuses : la curiosité, le goût de l’aventure, le mal de vivre, la transgression de l’interdit, l’influence des copains, l’occasion de se retrouver en bande. Mais la raison qui prime sur toutes les autres, bien qu’on la nie souvent, est le plaisir.

Les effets positifs

Euphorie - relaxation - suppression du stress - surestimation de soi - bonne humeur - rêverie - sensations auditives et visuelles exacerbées - joie intérieure - facilité d’élocution - sympathique complicité avec les copains.

Les effets négatifs

A court terme : Somnolence - abattement - trouble de la mémoire immédiate - dépréciation de la réalité - manque de coordination des mouvements - tremblements - altération plus ou moins importante de certaines performances intellectuelles et psychomotrices - irritation de l’œil - bouche desséchée -augmentation du rythme cardiaque.

A plus long terme : perturbation du tube digestif - bronchite chronique, asthme -:risque de cancer des poumons multiplié par 4 ou 5 - hallucinations - sentiment de persécution - excitation suivie de dépression - risque de psychose maniaco-dépressive - envie suicidaire - diminution très marquée des réflexes et de la concentration ainsi qu’une perte des notions des distances et de temps (accidents de la route).

Selon des études scientifiques récentes, l’usage régulier de cannabis pourrait entraîner une perturbation de la fertilité masculine.

Pour se donner bonne conscience, certains consommateurs affirment que le cannabis est plus un médicament qu’un stupéfiant. En fait, il est utilisé dans des cas limités et biens précis : traitement du glaucome ; atténuation des effets secondaires de la chimiothérapie ; traitement des affections liées au Sida.

6) Conséquences de l’usage du cannabis sur la comportement des adolescents

Tous les adeptes de la banalisation et de la légalisation des drogues douces affirment que le cannabis serait moins dangereux que l’alcool, le tabac et la route qui tuent chaque année en France respectivement 60 000, 50 000 et 6 000 personnes. En effet, on ne parle pas des décès consécutifs à la consommation des drogues.

Il est vrai que l’héroïne, la cocaïne, le crack, l’ ecstasy, sont plus dangereux en terme de santé. Mais il est tout à fait intolérable que personne n’ait le courage de mettre l’accent sur les effets graves du cannabis sur notre société, en ce sens que cette drogue a des conséquences dramatiques sur le comportement de nos jeunes fumeurs de joints qui ne sont plus en mesure d’affronter efficacement le monde des adultes.

Combien de médecins généralistes sont-ils aptes à dialoguer avec des parents pour diagnostiquer si leur enfant est consommateur régulier de cannabis, en fonction des signes ou symptômes suivants :

- Résultats scolaires en régression du fait surtout de la perte de la mémoire immédiate,

- Pouffées de rire sans raison,

- Somnolence et un certain abattement ce qui conduit à la paresse et à une répugnance à apprendre ses leçons,

- Difficulté à se concentrer au cours des conversations,

- Volubilité et euphorie inhabituelles,

- Nervosité et forte irritabilité quand il reprend contact avec la réalité après dissipation totale du produit,

- Oublis spontanés (arrivé à la cuisine, il ne se souvient plus qu’il est venu chercher le sel),

- Retards au retour de l’école et absences du domicile beaucoup plus fréquentes, surtout en soirée et le week-end,

- Yeux irrités et regard vitreux. Davantage sujet aux bronchites,

- Changements fréquents d’humeur,

- Besoins d’argent plus prononcés (il sollicite souvent toute la famille, notamment les grands-parents).

Bien sûr, ces symptômes sont plus ou moins prononcés en fonction des individus, mais lorsque plusieurs d’entre eux sont réunis, on se trouve en présence d’un fumeur de joint. Il appartient alors aux proches de ce fumeur surtout de ne pas s’affoler et de prendre toutes dispositions pour qu’il soit éloigné pendant quelques temps de son environnement (bande de fumeurs) pour un voyage familial, etc... Tout rentrera dans l’ordre si le diagnostic est fait suffisamment tôt.

L’adolescent, privé de sa dose, éprouvera de la nervosité, souffrira d’insomnie, peut être même s’inventera des douleurs physiques mais au bout de quelques jour et à conditions de trouver une occupation, il oubliera sa passion. Les parents doivent savoir aussi que la théorie scientifique selon laquelle un fumeur de cannabis est un futur héroïnomane est complètement fausse. Le jeune fumeur de joint viendra à 1’héroïne parce qu’il aura cédé aux sollicitations d’un revendeur de cette drogue et non pas par état de manque de son organisme.

7) Effets pervers du CANNABIS sur la Société

Il faut être bien conscient que la consommation régulière de cannabis va conduire nos jeunes fumeurs à la désocialisation, à l’échec scolaire et, plus tard, à l’échec professionnel. Beaucoup deviendront une charge pour notre société.

L’adolescent consommateur de cannabis se distingue tout d’abord par un manque de volonté caractérisé. A tous ses camarades ou amis qui lui conseillent d’arrêter de fumer, il répondra invariablement « ne vous inquiétez pas car je peux m’arrêter quand je veux », mais, en fait, il continue. Il va se brancher sur le plaisir que lui fournit le joint et vivre l’instant présent au mépris de l’avenir. Sa règle d’or est« remettre au lendemain ce qu’on peut faire le jour même ». Peu à peu il va se déconnecter de la réalité. La tendance à la somnolence, la diminution des réflexes, la distorsions de la perception de l’espace et du temps, vont constituer un sérieux handicap dans sa vie de tous les jours (beaucoup abandonnent les activités sportives et culturelles). A titre d’information, cette expérience scientifique aux USA : on a demandé à une dizaine de pilotes de chasse de fumer un joint de cannabis. 24 heures après sur des simulateurs de vol, aucun d’entre eux n’a été capable de poser son appareil normalement sur la piste alors que cette manœuvre ne présente pas de difficultés majeures.

Beaucoup d’adolescents en mal de vivre cherchent à s’identifier à un groupe pour se rassurer face au monde d’adultes qu’ils appréhendent. Plutôt que de s’intégrer dans un club sportif ou autres associations, le jeune fumeur de joint va rechercher des liens sociaux avec un groupe de fumeurs. Dès lors, plutôt que de se concentrer sur ses études, il va avant tout se préoccuper de rejoindre « la bande », d’obtenir la drogue et l’argent pour la payer (1,20 euros le joint).

Peu à peu, il se marginalise de la famille pour s’identifier à une bande qu’il retrouve dans des lieux tels que : caves, squares déserts, abribus, bâtiments désaffectés, domicile de parents absents. Inévitablement, il va se trouver en contact avec certains adolescents plus âgés qui sont déjà prédélinquants ou délinquants (racket, vols avec violences, violences sexuelles, trafic de stupéfiants, recel. . .). Il court alors le risque d’être entraîné dans la délinquance et, ce qui est le plus fréquent, d’être sollicité pour consommer de la drogue dure (héroïne). Avec la bande, il s’habituera incontestablement à associer la consommation de cannabis à celle de l’alcool (bières et alcools forts), voire même de médicaments.

Il est alors aisé de comprendre que .1’usage de cannabis et la délinquance sont étroitement liés. Pour trouver l’argent nécessaire à sa consommation personnelle (1 à 5 joints par jour par exemple), l’adolescent sera tenté de s’adonner à un petit trafic de cannabis (revente) ou à se faire le complice de petits délinquants (vol de scooter, autoradio, etc...) quand la famille ne peut pas subvenir à ses besoins financiers.

Pour mieux comprendre les effets pervers du CANNABIS sur le comportement des adolescents et sur la société, il est bon de rappeler ce qu’est l’adolescence. L’adolescence est l’âge où on structure sa personnalité. Elle est une marche vers la maturité physique et intellectuelle, une période où l’on muscle son corps et où l’on se forge des ressorts psychologiques. C’est l’âge aussi où on trouve son identité.

Pour traverser avec succès cette phase critique, il faut de la volonté, de la motivation, de la sérénité, de l’optimisme. Bref, il faut mettre tous les atouts en jeu. Hélas, l’usage régulier de cannabis tue tous ses atouts.

Dans notre civilisation actuelle, l’adolescent éprouve de grandes difficultés ce qui n’était pas le cas voici trois ou quatre décennies, en raison de phénomènes nouveaux : drogue, chômage, sida, divorce, régression des valeurs morales, société en permanente mutation, ... Alors que la « vie est devenue un combat » selon un terme de plus en plus usité, le jeune va se sentir désarmé et déstabilisé pour affronter la vie d’adulte, c’est à dire la vie active. L’avenir lui devient indéchiffrable.

Il ne faut donc pas s’étonner si de nombreux adolescents, ne bénéficiant pas d’un environnement sain ou d’autres circonstances favorables, adoptent des comportements répréhensibles ou à risques tels que l’usage du cannabis pour fuir une réalité insupportable. Dans le monde de la drogue, c’est à dire au sein du clan de fumeurs, il va devenir indifférent aux valeurs sociales en cours et aux standards culturels. Parfois, il pourra même les contester violemment. Il remettra en cause le sens du travail et le sens de l’effort. Il perdra tout esprit d’indépendance et à chaque contrariété ou difficulté, plutôt que de prendre sur soi, il augmentera la consommation et n’hésitera pas à utiliser d’autres artifices tels que l’alcool et les médicaments.

Il est bien évident que la plupart des adolescents qui pratiquent un usage dur de la drogue douce qu’est le cannabis sont prédisposés à l’échec scolaire, à la désocialisation, puis à l’échec professionnel. Un certain nombre d’entre eux deviendront délinquants. Beaucoup verseront dans l’alcoolisme et la dépression, ou seront victimes d’accidents psychiatriques. Ils constitueront une charge pour notre société.

8) Que faut-il faire face à ce grave problème de santé publique ?

Les parents restent désemparés devant ce phénomène qui menace la santé et l’avenir de leurs enfants. Et les responsables politiques ont tendance à rester indifférents et à baisser les bras parce qu’ils ne mesurent pas la gravité des enjeux.

Pendant trop d’années, on a mené une politique molle consistant à accompagner la toxicomanie plutôt qu’à la combattre. De plus, un véritable lobby de la banalisation a voulu instaurer une forme de tolérance pour ce qui concerne les drogues douces, sous le prétexte qu’elles ne sont pas dangereuses et que leur usage est un gage de modernité.

Que des consommateurs adultes de cannabis, ayant une personnalité très structurée et stable, et suffisamment de ressorts psychologiques, méconnaissent les effets pervers de cette drogue et souhaitent en légaliser son usage, on peut à la rigueur l’admettre. Par contre, que l’on ferme les yeux et que l’on refuse d’admettre les conséquences du CANNABIS sur le devenir de nos adolescents constitue un comportement diabolique et criminel.

Il est temps de dire la vérité. Si l’on retient l’idée pernicieuse selon laquelle le cannabis serait moins dangereux que le tabac et l’alcool en terme de morts, on peut alors assimiler cette drogue douce à une vulgaire poudre de perlimpinpin. En revanche, si l’on considère ses effets pervers sur le comportement de nos adolescents et sur leur avenir, il convient alors de tout mettre en œuvre pour lutter contre ce fléau moderne.

Parmi les solutions les plus pertinentes à envisager, en urgence, il y a lieu de prévoir une loi sur les stupéfiants mieux adaptée et une politique de « prévention totale ».

La loi actuelle réprimant l’usage et le trafic des stupéfiants est totalement dépassée et inapplicable, pour ce qui concerne la drogue douce. La loi de 1970 a été pensée surtout pour les héroïnomanes, c’est à dire les consommateurs et les trafiquants de drogues dures. Il n’est pas normal, en effet, que l’usage des drogues douces soit sanctionné comme celui des drogues dures (très forte amende - prison). La loi oblige également les toxicomanes à se soigner. En fait, les consommateurs chroniques de cannabis ne sont jamais sanctionnés, ce qui constitue une incitation à continuer. Les interventions de la Police auprès de ces consommateurs et petits revendeurs sont totalement inefficaces. Quant à l’obligation de se soigner, on précisera que, selon le Docteur LOWENSTEIN, 1% de ceux à qui les tribunaux ont donné une injonction thérapeutique vont au terme de leur traitement.

Une nouvelle loi, actuellement en préparation, envisage une amende nettement moindre pour les fumeurs de joint, avec inscription sur les fichiers de la Police pour contrer les récidives, ainsi qu’une confiscation du portable, du scooter, ... Cette loi va dans le bon sens à condition que l’amende se situe aux environs de 150 euros et non pas 1 500 euros. Dans ces conditions, les forces de l’ordre pourront intervenir efficacement sur les lieux de rassemblement de jeunes fumeurs, ce qui permettra une diminution rapide et importante de la consommation. Pour s’en convaincre, il suffit d’examiner les résultats très positifs sur la consommation de tabac suite aux augmentations des prix de vente du paquet de cigarettes.

Il n’est pas question de dépénaliser l’usage du cannabis car il s’en suivrait une explosion de la consommation. L’exemple de l’Espagne est suffisamment éloquent. De plus, un troisième fléau serait alors ajouté à l’alcool et au tabac, en toute légalité.

Une politique de « prévention totale » doit également être conduite. L’école doit être le fer de lance de la prévention, dès l’entrée au collège et même au cours préparatoire. De grands débats publics contradictoires seront également nécessaires pour sensibiliser et mobiliser les familles.

En dernier lieu, il convient de réprimer fermement le trafic de drogue, en particulier celui des petits dealers, et toute incitation à l’usage de drogue. La mise en place récente du GIR (Groupement d’Intervention Régional) constitue un progrès considérable dans ce domaine, si l’on en juge par leurs premiers résultats.

Depuis peu de temps, on sent une volonté politique plus affirmée pour lutter contre la délinquance. De nouveaux textes de loi permettent aux forces de l’ordre et aux magistrats d’être plus performants. On sent une meilleure cohésion entre tous les acteurs qui oeuvrent pour améliorer la sécurité.

La toxicomanie de nos adolescents, en forte hausse ces dernières années, n’est pas un gage de modernité comme le crient 1 % de Français provocateurs et irresponsables, mais un signe de décadence. Ce fléau récent est une « loterie du malheur » qui touche sans distinction les enfants de tout milieu social, ethnique ou religieux. 15 % des jeunes français dépendent déjà du cannabis. Tous les adultes doivent se sentir concernés par ce phénomène. Il est urgent de réagir. La lutte à mener ne doit pas devenir l’apanage de la gauche ou de la droite mais de la France toute entière parlant d’une seule voix et agissant en conséquence.

Date de parution vendredi 1er septembre 2006 16:24
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