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Le Chanvre indigène (Terre & nature - Le sillon romand No 6 - 12.02.2004)

Immanquablement associé à la drogue et sanctionnée de poursuites judiciaires, la production de chanvre n’est pas l’or vert de l’agriculture. En revanche cette plante a-t-elle un avenir dans l’industrie ? Enquête :

Quel avenir agricole ?

Président de Bio-Valais et agriculteur à Sion, Gérard Constantin considère que la production de chanvre indigène ne peut être rentable an Suisse dans "le contexte économique actuel". Hormis quelques marchés de niche, le président de Bio-Valais estime que notre pays n’a ni la carrure ni l’infrastructure nécessaires à l’organisation d’une véritable économie du chanvre. "L’exiguïté du territoire, les coûts de production, l’absence d’usine pour travailler les fibres" s’opposent, selon lui, à la constitution d’une filière industrielle. L’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) concède volontiers que "la transformation est considérée en Suisse comme la véritable pierre d’achoppement d’une extension de l’utilisation industrielle du chanvre. Actuellement, nous ne connaissons pas de procédés de séparation appropriés qui permettraient une utilisation du chanvre dans les textiles, le papier ou les matériaux composites à base de fibres".

Fourrage médiocre
Gérald Constantin observe de fait que la Suisse ouvre largement ses frontières au chanvre étranger, en provenance de France ou de Hongrie, à "des prix presque plus concurrentiels que notre paille". A l’égard du chanvre paysan, il est tout aussi perplexe quant aux bénéfices que l’agriculteur pourrait en retirer. A telle enseigne qu’il prétend haut et fort que "développer le chanvre agricole tient de la farce indigeste".

Gérard Constantin sait de quoi il parle pour avoir étudié la possibilité de nourrir son élevage de poules avec des tourteaux de chanvre. Il a dû se rendre à l’évidence de la faiblesse de l’apport protéinique. "Je peux témoigner de l’extraordinaire désillusion de mon fournisseur". Ce dernier, en l’occurrence les Moulins Rytz de Biberen (BE) confirme : "Nous avons fait analyser les tourteaux de chanvre par la Station fédérale de recherche en production animale à Posieux. Le niveau de protéines est trop bas pour l’utiliser dans l’alimentation des poules. Il équivaut plus ou moins à celui offert par les cubes de plantes de maïs entières", rapporte Peter Rytz. "Sa valeur nutritive est trop faible, mais pour la constitution de litière il va très bien", relève Otto Ziegler, de la section cultures de champs et culture fourragère à l’OFAG

Créneau industriel
Peter Rytz n’y voit pas non plus un intérêt en soi, sauf à le considérer comme étant un sous-produit d’une culture qui assoit sa rentabilité sur, par exemple, une production d’huile essentielle. "Le créneau de l’huile essentielle paraît effectivement prometteur, même s’il n’en demeure pas moins anecdotique", corrobore Gérard Constantin. Un avis partagé par l’OFAG, relevant que "les lignes de mise en valeur réalisables à court terme sont notamment les huiles essentielles ainsi que les produits à base d’huile".

Autre application : le chanvre à béton, déjà exploité par un constructeur de Saint-Barthélemy (VD) offre de belles perspectives.

Quelques dates repères

1992 : L’Association des amis du chanvre lance l’initiative "Chanvre en Suisse" visant à obtenir la légalisation de la culture, de la distribution et de l’usage du chanvre indigène.
1993 : Ensemencement en Valais du premier champ.
1994 : L’Office fédéral de la justice stipule que la culture de chanvre pratiquée dans un autre but que la production de stupéfiants n’est pas soumise à déclaration.
1995 : L’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) incite les agriculteurs à se lancer dans la culture du chanvre à des fins techniques ou énergétiques.
1994-95 : Une dizaine d’hectares sont mis en culture dans le cadre de la culture expérimentale de matières premières renouvelables.
1998 : L’OFAG dresse un catalogue officiel de 14 variétés pauvres en THC autorisées à la culture.
2000 : Le Tribunal fédéral, par arrêté, stipule que le taux de THC ne doit pas dépasser 0,3%

Exemple français

L’utilisation du chanvre indigène en Suisse est donc relativement restreinte, compte tenu du manque d’infrastructures pour son exploitation et sa valorisation. Mais cette lacune une fois comblée, la plante peut prétendre jouer un véritable rôle économique. A l’image de ce qui se passe dans l’Hexagone qui revendique une qualité "made in France" pour le chanvre textile utilisé par des grands noms de la mode tels que Giorgio Armani ou Adidas. Autre exemple : la société dijonnaise AFT Plasturgie valorise, depuis peu, la plante dans le secteur automobile. Ce chanvre est livré par les coopératives agricoles Interval et la Chanvrière de l’Aube. Le constructeur Volkswagen lui achète des granulés de chanvre qui entrent dans la confection de certains éléments de carrosserie ainsi que dans l’habillage intérieur de ses voitures. La culture du chanvre avoisine 10 000 hectares en France.

Surfaces : Estimations contradictoires

Les surfaces officiellement destinées à la culture du chanvre en Suisse avoisineraient la centaine d’hectares. Elles seraient de 300 à 500 hectares pour le chanvre à fumer.

Le fait que sa culture ne soit pas à déclaration obligatoire dans tous les cantons rend difficile l’établissement d’une statistique précise. Toutefois l’OFAG évaluait en 2002 à 16 hectares le superficie de "chanvre à faible teneur en THC (n.d.l.r. : substance psychotropique du cannabis) et à 78 celle des autres variétés de chanvre", c’est-à-dire affichant une teneur en THC supérieure à 0,3%.

On peut considérer que le chiffre de 16 hectares est fiable dans la mesure où il concerne des variétés à faible valeur en THC dont la culture est légale et encouragée par une p rime de 1500 francs par hectare. Pour le reste, tout n’est que suppositions et supputations, par définition sujettes à caution et à géométrie variable selon les sources.

L’Office fédéral de la statistique prend la précaution préalable de dire qu’ "avec ce machin-là, on ne sait jamais si c’est fiable" ; notre interlocuteur parle de 101 hectares en culture pour 2002. Président de l’Association des amis du chanvre, Jean-Pierre Egger fait état d’une surface de 80 hectares pour le chanvre paysan et parle d’une petite dizaine d’hectares pour le chanvre indien. L’appréciation de la réalité est évidemment encore plus aléatoire et complexe lorsqu’il s’agit de cerner la production présumée de chanvre cultivé pour le marché de la drogue. Selon Jean-Pierre Egger, elle se limiterait à une petite dizaine d’hectares de chanvre indien alors que l’Office fédéral de la police, dans son rapport annuel 2003, communique le chiffre de 300 à 500 hectares.

Une huile bénie

L’huile de chanvre de Sauverny sur Versoix fait un tabac au pays de l’Oncle Sam. Le producteur genevois Jean-Pierre Michel attaque sans complexe le monopole de l’industrie des cosmétiques. Un modèle de diversification agricole à méditer.

Trois hectares et demi de chanvre en 1998, environ 18 hectares l’an dernier, 60 cette année et 180 planifiés pour 2005 : "Chaque année on triple la surface", souligne Jean-Pierre Michel. Cette progression témoigne d’une entreprise rondement menée et maîtrisée, de la récolte de la graine à sa distribution aux Etats-Unis sous forme d’huile. Jean-Pierre Michel occupe pourtant un créneau sur lequel règnent en maîtres les grands noms de l’industrie cosmétique. Cette concurrence, il ne la sous-estime pas, mais il considère jouer dans une division supérieure en se différenciant avantageusement grâce aux propriétés itrinsèques de l’huile de chanvre indigène. "Sa forte concentration en vitamine E en fait un reconstituant cellulaire exceptionnel pour tous les problèmes dermatologiques et cosmétiques. Et sans que l’usager n’ait à souffrir d’effets secondaires, comme c’est souvent le cas avec les corticoïdes rencontrés dans les produits traditionnels".

Qualité suisse
La performance thérapeutique de ce produit est l’atout maître comme l’argument commercial majeur de Jean-Pierre Michel. "Face au marketing des grandes marques, nous comptons sur le bouche à oreille". Jean-Pierre s’appuie aussi sur l’impact que le Swiss Made a dans la psychologie de l’acheteur potentiel. "La marque suisse est porteuse à l’étranger ; elle renvoie à un savoir-faire, à une qualité de travail et de service".

Les flacons arborent ainsi fièrement l’emblème du drapeau à la croix blanche. Et apparemment les utilisateurs sont comblés. "Notre marque fait fureur aux Etats-Unis", souligne-t-il. Les deux tiers de cette huile réparatrice ainsi que d’autres produits de la gamme (huile solaire, soins du visage et contour des yeux) sont commercialisés dans ce pays.

En 2003, ce producteur a écoulé environ 1000 litres d’huile, correspondant à la récolte de 5 tonnes de graines provenant de son exploitation. Mais il s’approvisionne également chez des agriculteurs avec lesquels il a passé un contrat. "Je leur achète les graines au tarif de 2 fr. 50 le kilo ; ce qui fait pour des producteurs, qui touchent encore une prime de 1500 fr. versée par l’Office fédéral de l’agriculture, un revenu d’environ 4000 fr. à l’hectare. Un blé ou un colza ne laisse jamais ça".

Haute main sur la filière
Le temps du profit en revanche n’est pas encore venu pour Jean-Pierre, qui poursuit la consolidation de son entreprise. "Nous investissons 500 000 fr. tous les cinq ans avec l’objectif à terme d’écouler 50% de nos fabrications en Europe. Dans notre planification, la rentabilité doit être atteinte dans dix ans". En attendant le retour sur investissement, il vit de l’arboriculture et de grandes cultures d’environ 35 hectares.

La force de Jean-Pierre réside dans le fait qu’il a la main sur toute la filière, n’abandonnant ainsi la valeur ajoutée à d’autres. "Je gère tout, du produit agricole à la diffusion du produit fini en association avec un pharmacien de Genève chargé des préparations".

Le bon grain et l’ivraie
Ce chef d’entreprise dynamique entend apporter la preuve que "le chanvre peut donner un nouvel élan à l’agriculture". Mais il sait aussi que, préalablement, il y a lieu de trier le bon grain de l’ivraie dans un contexte suisse plombé par le scandale du chanvre indien. "En 2004, notre but est de faire comprendre qu’il n’y a pas que le chanvre à fumer, mais aussi son application thérapeutique tout à fait légale. Nous tenterons de faire passer ce message au moyen d’une campagne marketing".

Une mise au point indispensable avant toute velléité de développement commercial de la marque Ioba sur le territoire national. "Pour l’instant nous sommes présents dans une pharmacie de Genève, mais à terme nous espérons élargir notre réseau en Suisse".

Cannabis : Interdit en pharmacie

La législation suisse interdit l’usage thérapeutique du cannabis, à l’exception d’une prescription aussi stricte qu’homéopathique. Chef de la division des stupéfiants à Swissmedic, Laurent Medioni pronostique une éventuelle libéralisation du chanvre médicamenteux au plus tôt pour 2007. Encore que, pour que le chanvre entre en pharmacie, il faudra sans doute que le peuple se prononce par réferendum, étant donné l’extrême sensibilité de l’opinion à ce sujet. La règle de la prohibition souffre cependant d’une exception. "Une cinquantaine de patients souffrant de sclérose en plaques sont soignés avec du Delta 9 THC. Ce traitement est subordonné à une autorisation spéciale". Il semble que cette dérogation s’inscrit davantage dans un cadre expérimental avant un possible recours plus large à la substance testée.

En Europe, aucun pays ne délivre du cannabis sur ordonnance sauf la Hollande qui, depuis le 1er septembre dernier, lui reconnaît la qualité de médicament. Il faut se rendre aux Etats-Unis pour observer une utilisation moins restrictive du cannabis dans certaines pathologies bien ciblées. "Il fait merveille pour ses propriétés antivomitives, particulièrement intéressantes pour traiter les effets secondaires de malades soumis à la chimiothérapie. Il est utilisé encore pour combattre le manque d’appétit qui gagne les sidéens en phase avancée", expose Kurt Hostettmann, spécialiste en phytothérapie et auteur de l’ouvrage Tout savoir sur les plantes qui deviennent des drogues. Le cannabis ouvrirait encore des espoirs thérapeutiques dans le traitement de la migraine.

Bénéfique pour la peau

Préparateur des produits Ioba, Gérard Bedat, pharmacien à Genève, vante l’incomparable bienfait du chanvre pour combattre les affections cutanées. "L’huile de chanvre est très intéressante pour traiter les lésions de peau provoquées par l’eczéma, l’acné ou le psoriasis. Mélangées à des essences de Provence, elle tient son pouvoir guérisseur de sa forte concentration en vitamine E. Les applications de l’huile de chanvre permettent de réduire fortement les cicatrices, voire de les faire disparaître". Spontanément soluble dans l’eau, l’huile présente l’avantage, en outre de migrer aisément vers les tissus atteints.

Les Indiens avaient déjà connaissance, il y a huit mille ans, des vertus cicatrisantes des feuilles de chanvre dont ils faisaient des cataplasmes pour soulager les plaies. Gérard Bedat réfléchit à la possibilité, dans un avenir plus ou moins proche, de conditionner l’huile de chanvre sous forme de gélules à administrer par voie interne afin de traiter le cholestérol.

Le béton de demain

Pionnier en suisse de la maison en chanvre, le Vaudois Pascal Favre a déjà à son actif la construction de cinq maisons et la rénovation d’une vingtaine d’autres. L’école d’ingénieurs de Fribourg apporte sa pierre à l’édifice en améliorant la performance de ce béton végétal.

Le nouveau matériel de construction pousse sur les champs. Pascal Favre, entrepreneur-maçon à Saint-Barthélémy (VD), fait son marché en France, car le chanvre industriel n’a pas encore de racine en Suisse. « Je m’approvisionne auprès de la Chanvrière de l’aube en chènevotte, c’est-à-dire en écorce de chanvre permettant de fabriquer de l’aggloméré".

Sa propre recette
Pascal Favre a signé sa première construction à Oppens (VD) au début des années nonante. Une maison qui colle parfaitement à la sensibilité écologique de son bâtisseur. Mais sa vocation a surtout germé à la faveur d’une rencontre décisive : "Le déclic s’est produit au contact d’Yves Kuhn, un Français qui avait quitté les ballets de Maurice Béjart pour se lancer dans la construction de maisons en chanvre dans le Lubéron. Il m’a convaincu de l’intérêt du béton en chanvre et m’a enseigné quelques notions de base". En autodidacte inspiré, Pascal a élaboré sa propre recette de béton de chanvre. Depuis sa première villa, il a réalisé cinq constructions de A à Z et en a rénové une vingtaine d’autres. La dernière en date, a tour du "terrain d’aventure" de Pierrefleur, à Lausanne, lui sert en quelque sorte de maison témoin pour vanter les mérites de l’aggloméré de chanvre. "C’est un matériau très proche de l’élément naturel. Il confère à la maison un degré de confort exceptionnel et une ambiance qualifiée d‘apaisante".

Des qualités... et des défauts
L’enthousiasme communicatif et la bonne foi de Pascal ne suffisent pas toutefois à assurer une large promotion d’un système constructif ne se fondant pas sur des valeurs scientifiques. "Je me suis donc rapproché de l’Ecole d’ingénieurs à Fribourg pour avoir une expertise indépendante sur les performances du béton en chanvre", signale l’entrepreneur-maçon.

Les travaux de recherche conduits sous la direction de Christian Deschenaux, responsable du département de la construction, ont donné un verdict plutôt positif, même si le béton de chanvre souffre encore dans sa composition actuelle de quelques défauts. "C’est un excellent matériau de construction. Il a un pouvoir isolant thermique très bon. Il permet de maintenir également un bon taux d’humidité et il présente aussi l’avantage d’être incombustible. En revanche, son pouvoir isolant contre le bruit n’est pas extrêmement performant. Le gros problème provient du fait qu’il n’est pas très porteur", témoigne Christian Deschenaux . L’Ecole d’ingénieurs de Fribourg est parvenue à doter l’aggloméré de chanvre de cette capacité de résistance à la compression. "Nous sommes les premiers à faire du chanvre porteur". Mais ce que le chanvre gagne d’un côté, il le perd de l’autre en isolation thermique.

Solution canadienne
Le problème reste donc entier, mais la solution pourrait venir du Canada. "Pierre-Yves Bütchi, l’un de nos collaborateurs détaché dans ce pays, a travaillé sur un mélange chanvre-bois. Je pense qu’en liant les deux nous pouvons trouver la solution à nos problèmes", assure Christian Descheneaux. Cette possibilité sera à n’en pas douter sérieusement explorée dans le cadre d’un projet européen poursuivant les mêmes objectifs. "Nous sommes en pourparlers avec les Français, et notamment l ?Ecole nationale des travaux publics de Lyon, pour lancer un programme de recherche sur le matériau de construction chanvre", annonce le responsable du département construction.

En attendant que la technologie progresse, Pascal Favre, désormais mieux éclairé sur les potentialités du béton de chanvre, continue à promouvoir ce concept d’architecture écologique. "J’ai des commandes à honorer, mais, sans attendre les clients , je vends mon expérience et mon savoir-faire à des grosses entreprises voulant développer un secteur de construction écologique".

Alain Prêtre
Articoli modificato lundi 29 mars 2004 14:12, Data di pubblicazione mercredi 17 mars 2004 16:05

Forum dell'articolo

Le Chanvre indigène (Terre & nature - Le sillon romand No 6 - 12.02.2004)
excellent exposé, moi je serais intéressé par la teinture de chanvre (calmant douleur )que l’on trouve en suisse mais pas pos. d’en obtenir par internet il faudra que j’aille acheter du .......chocolat .

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31 décembre 2012 da lemerick
Le Chanvre indigène (Terre & nature - Le sillon romand No 6 - 12.02.2004)
Bonjour à tous.

Cet article date de 2004, c’est à dire en plein épisode répressif du cannabis helvète. Il se peut que le personnage cité s’y est exprimé sous le coup du politiquement correct afin d’éviter des "ennuis".

Le président de Bio-Valais d’alors, agriculteur à Sion, (Gérard Constantin), semble y dénigrer un peu cette plante et disposer à son encontre, de quelques aprioris.

Les chiffres qu’il annonce sont depuis remis en question dans un article dont le lien suit. De plus, la pâte obtenue par pressage des graines (tourteau) est beaucoup plus riche en protéine. Et ce qu’il ne dit pas c’est que le soja développe des allergisants que le chanvre n’a pas. Et trouver du soja bio en grande quantité n’est pas chose aisée, OGM et industrie obligeant.

A part dans l’industrie justement, les poules ne mangent jamais un aliment seul : leur alimentation, surtout dans le bio, doit être variée. Le fait qu’il y ait un peu moins de protéines dans la graine de chanvre que dans celle de soja est largement compensée par une légère augmentation des rations et par le fait des autres vertus contenues dans l’huile de la graine.

Et que dire de ce soja destructeur de forêt et des sols sur lequel on le fait pousser.

L’article sur lequel je m’appuie est le suivant :

http://grainesdecannabis.wordpress....

Meilleures salutations à tous.

Jean-louis Bouvarel

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3 décembre 2012 da Jean-louis Bouvarel
  Le Chanvre indigène (Terre & nature - Le sillon romand No 6 - 12.02.2004)
 
grainesdecannabis.wordpress.com/2010/07/07/valeurs-nutritives-cannabis-vs-soja/

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  5 12 2012 da André Fürst
 

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